Société

La marinière, symbole breton pour les Français aux JMJ

Par France Bleu Armorique, France Bleu Armorique et France Bleu lundi 4 juillet 2016 à 7:30

Modèles de la marinière qui sera portée par la délégation française aux Journées Mondiales de la Jeunesse
Modèles de la marinière qui sera portée par la délégation française aux Journées Mondiales de la Jeunesse © Radio France - SILO - Pastorale des jeunes de l’église catholique d'Ille-et-Vilaine

Pour la première fois cette année, la délégation française qui se rend aux Journées Mondiales de la Jeunesse portera un signe distinctif : c’est la marinière, typiquement bretonne, qui a été choisie comme tenue officielle.

Parmi les 40.000 pèlerins français qui se rendront en Pologne pour rencontrer le Pape à partir du 20 juillet, il y aura 800 bretons et surtout 20.000 marinières ! A l’initiative de la Pastorale des jeunes de l’église catholique d'Ille-et-Vilaine, la tenue a été conçue spécialement pour l’occasion.

"20.000 pièces, ça ne se commande pas du jour au lendemain, on avait six mois de fabrication et livraison" - Reportage de Morgane Heuclin-Reffait

“Cela fait quinze ans qu’on fait les Journées Mondiales de la Jeunesse et les français n’avaient pas de signe distinctif. On trouvait que la marinière représentait bien la Bretagne mais aussi la France”, indique Régis Guy, qui a lancé le projet.

Convaincre la délégation nationale n’a pas été aisé : “Les autres diocèses n’accepteront jamais de porter une marinière, ça fait trop breton !”, s’est vu répondre Régis Guy lorsqu’il a rencontré les responsables nationaux. Mais l’engouement des jeunes catholiques a permis au vêtement d’être adopté en deux modèles, un manches courtes et un manches longues, pour satisfaire la centaine de diocèses qui en ont commandé.

Régis Guy : "On a fabriqué la marinière sur mesure"

Des entreprises bretonnes mobilisées

Pour réaliser ces marinières, la Pastorale a fait appel à deux entreprises locales, à Rennes et Vitré.

“Une des premières questions était de savoir si on pouvait les faire en France, mais il faut compter au moins trois à quatre fois le prix”, confie Thomas Delarivière, responsable commercial de Home Diffusion. La fabrication a donc été délocalisée dans une usine bangladaise, pour des raisons de coûts. Un choix qu’assume la Pastorale, même si elle aurait préféré du Made in France : “Vis-à-vis des étudiants, il fallait trouver un produit que tout le monde pouvait se permettre d’acheter, pour qu’un maximum de personnes puissent la porter”, déclare Régis Guy.

Les marinières ont aussi été marquées à la main du nom des diocèses qui le souhaitaient, par l’entreprise locale Id Pub, après que les quatre tonnes de marchandises aient été réceptionnées à Saint Malo. Au total, une équipe d’une vingtaine de personnes du département ont contribué à faire aboutir le projet.