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La Matra MS 670 vainqueur des 24H du Mans 1972 mise à prix à quatre millions d'euros

La vente aux enchères de la mythique Matra MS 670 se déroule ce vendredi à Paris, par le groupe Lagardère. Mise à prix de cette voiture qui a remporté les 24H du Mans en 1972 : quatre millions d'euros. Cette vente suscite un tollé à Romorantin, où elle a été fabriquée chez Matra.

La Matra MS 670 (qui a remporté les 24H du Mans)
La Matra MS 670 (qui a remporté les 24H du Mans) © Maxppp - Ian LANGSDON

La Matra MS 670, voiture de course de légende, qui a remporté les 24H du Mans en 1972 avec Henri Pescarolo et Graham Hill, est mise aux enchères ce vendredi à partir de 16 heures par la célèbre maison Artcurial, à Paris, dans le cadre de la vente "Parisienne 2021", gérée par le commissaire-priseur Hervé Poulain.

La voiture apparaît comme le lot numéro cinq de cette vente, avec une mise à prix fixée à quatre millions d'euros (et une valeur estimée, dans le catalogue de vente, entre 4 et 7,5 millions d'euros). 

Henri Pescarolo, au volant de la mythique Matra aujourd'hui vendue aux enchères
Henri Pescarolo, au volant de la mythique Matra aujourd'hui vendue aux enchères © Maxppp - J. Dulac

Cette décision du groupe Lagardère, propriétaire de la voiture, suscite un tollé depuis son annonce en septembre 2020 : Henri Pescarolo, que nous avons joint ce jeudi, se dit "scandalisé" par cette vente, mais ne veut plus rien ajouter. A Romorantin, dans le Loir-et-Cher, où la voiture a été fabriquée dans l'usine Matra (aujourd'hui fermée) et était, jusque-là, la pièce maîtresse du Musée Matra, on ne décolère pas.

C'est un coup de poignard dans le dos"

"La position de Largardère est inadmissible, c'est un coup de poignard dans le dos des salariés qui l'ont fabriquée et ont participé à l'image que cette voiture a donné au groupe Matra ! Il y a une responsabilité du politique : soit le politique considère que cette voiture  fait partie du patrimoine national et doit rester en France, et prend des mesures pour la préempter, soit le politique s'en fout totalement de l'intérêt national et laisse partir la voiture à l'étranger", s'étrangle Pierre Bertoux, syndicaliste CGT et ancien de "Matra Romo". Pour lui, la place de cette voiture est à Romorantin, et pas ailleurs.

La crainte d'un départ de la Matra MS670 à l'étranger

Pierre Bertoux rappelle que Lagardère reçoit un prêt de 465 millions d'euros dans le cadre du prêt garanti par l'Etat face à la crise du Covid-19 : "on peut aussi jouer là-dessus en disant qu'en échange de ce prêt, mais dans ces cas là, la voiture reste à Romorantin, ça peut aussi être un moyen de pression !"

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