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Société

La mise au point d'Alain Juppé sur Darwin à Bordeaux : "halte aux fake news"

mercredi 27 juin 2018 à 20:14 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole Alain Juppé a gentiment mais fermement tapé du poing sur la table pour "rétablir des vérités". "Stop aux fake news, et à l'idée que la ville voudrait asphyxier Darwin". Il a perdu confiance dans ses interlocuteurs dit-il.

Darwin à Bordeaux
Darwin à Bordeaux © Maxppp - Tardivon JC

Alain Juppé a convoqué la presse ce mercredi pour faire part de son agacement et rétablir des vérités dans la relation tendue qui oppose depuis quelques mois, l'éco-système Darwin, à la mairie et à la métropole de Bordeaux.  

Sans Bordeaux, pas de Darwin

"Sans le soutien de la ville et de la Métropole de Bordeaux, Darwin n'existerait pas" a d'abord rappelé le maire de Bordeaux, qui a d'abord refait l'histoire des arrangements et concessions trouvées avec les créateurs du lieu depuis 2009, "pour permettre et favoriser l'expansion et de développement de Darwin qui est une chance formidable et qui contribue à notre rayonnement". Pour autant, il y a eu, et il y a encore des difficultés, parce que Darwin se croit au dessus des lois, selon lui.

Darwin ne peut pas faire comme bon lui semble

Premier exemple pris par le maire de Bordeaux : Darwin accueille du public et ses bâtiments sont donc soumis à une réglementation particulière, sauf qu'on a "beaucoup de mal à leur faire admettre la visite de la commission de sécurité, alors c'est normal que c'est ma responsabilité pénale qui est engagé en cas de pépin!". Deuxième exemple cité par Alain Juppé : "l’empiétement progressif de Darwin sur des terrains qui ne lui appartienne pas. Et encore une fois, preuve de notre bonne volonté et de notre bienveillance, je leur ai dit ok, je suis prêt à vous vendre ou louer les bâtiments où se trouvent le skate-park et Emmaus. Mais ils en veulent encore plus". Troisième problème : l'allée cavalière située entre les magasins généraux et magasins généreux "n'est pas un espace privé. C'est une voie publique et il est normal que la collectivité puisse y faire des travaux. Et nous ne seront pas plus gênants ici que rue Fondaudège pour le tram D". Dernier point : "sur le terrain que Darwin squatte et qui appartient à BMA, il y a des tétrodons, des caisses où des personnes en difficulté ont été accueillies. Darwin s'était engagé à les enlever, mais ce n'est pas le cas. Et j'entend dire maintenant qu'il était envisagé d'y mettre des mineurs non accompagnés. J'ai tiré la sonnette d'alarme auprès du président du conseil départemental. On ne va pas mettre des mineurs dans des boîtes dont sécurité et salubrité ne sont pas assurées et sur un terrain illégalement occupé!".

"J'ai perdu confiance"

Il faut rétablir la confiance a conclu Alain Juppé. "Moi j'ai perdu confiance en mes précédents interlocuteurs". Allusion à la nouvelle médiatrice nommée au sein de Darwin pour échanger et mettre à plat et "par écrit" les engagements des uns et des autres. "S'il y a un minimum de bonne volonté, on pourra régler tout ça. Qu'il prospère mais dans le cadre de la loi"

La médiatrice Nathalie Bois-Huyghe, présidente et co-fondatrice du lycée Edgar Morin et co-présidente des 50 associations de Darwin, a répondu qu'il fallait dissiper "un certain nombre de malentendus et des discordes". Les deux parties doivent se revoir début juillet.