Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Météo France maintient 13 départements en vigilance rouge canicule, les orages arrivent par l'ouest

La Motte-d'Aveillans : une "colonie de vacances apprenantes" pour des familles modestes d'Echirolles

-
Par , France Bleu Isère
La Motte-d'Aveillans, France

Du 13 juillet au 14 août, la ville d'Echirolles propose à 75 familles modestes de partir en colonie de vacances à la Motte d'Aveillans sur le plateau matheysin. Une colonie "apprenante" où parents et enfants sont conviés pour se retrouver et prendre l'air après deux mois de confinement compliqués.

Chaque semaine, 35 jeunes sont accueillis par des animateurs et des professeurs volontaires.
Chaque semaine, 35 jeunes sont accueillis par des animateurs et des professeurs volontaires. © Radio France - Bastien Thomas

"C'était une bonne semaine, j'ai l'impression que lundi c'était hier" explique Khalys, 15 ans, juste avant de rentrer chez lui. Il fait partie des 35 jeunes, de 6 à 17 ans, accueillis à la Motte d'Aveillans dans le cadre de la "colonie apprenante" mise en place par la commune d'Echirolles et l'Education nationale. Particularité de ce dispositif réservé aux familles modestes ayant mal vécu le confinement, les parents étaient aussi invités.

"J'ai pu prendre du temps pour moi avec l'aquagym, des randonnées. On a vraiment apprécié." - Chérifa, 48 ans, une des mamans accueillies.

A la base, la "colonie apprenante" a pour objectif de rattraper ce qui n'a pas pu être fait avec l'arrêt de l'école en raison de la crise sanitaire. Dans les faits, il ne s'agit pas vraiment de l'école. Les jeunes sont encadrés, le matin, par deux enseignants volontaires (avec un roulement hebdomadaire), autour de la thématique de la vie confinée. Chaque semaine, les jeunes doivent retranscrire, de la manière qu'ils veulent, ce qu'ils ont ressenti pendant le confinement. La ville d'Echirolles a choisi de déposer tous ces travaux dans une boîte scellée en mairie jusqu'en 2050 et ainsi créer un fond d'archives.

Les enfants devaient se lever chaque matin pour être en classe de 9h à 12h.
Les enfants devaient se lever chaque matin pour être en classe de 9h à 12h. © Radio France - Bastien Thomas

Fatima, 32 ans, est enseignante de lettres et d'histoire au lycée Thomas Edison d'Echirolles. Elle s'est immédiatement portée volontaire pour accompagner ces élèves, "parce qu'il fallait être là pour eux en ce moment" explique-t-elle. "Et puis, ça leur permet de se préparer à la rentrée en douceur, de retrouver le goût de l'apprentissage et le contact avec d'autres jeunes" continue-t-elle.

Khalys ne regrette pas d'être venu. "Ça m'a fait travailler mon écriture parce que j'ai écrit un texte, même si ça n'a rien à voir avec l'école réelle" dit-il. Il regrette tout de même l'horaire un peu matinal. "Il faudrait retarder le début de la classe d'une demie-heure ou d'une heure pour dormir un peu plus" ironise-t-il.

Les jeunes avaient le choix du support d'expression : certains ont fait des dessins, d'autres des textes ou des interviews audio. Il y a même eu un rap.
Les jeunes avaient le choix du support d'expression : certains ont fait des dessins, d'autres des textes ou des interviews audio. Il y a même eu un rap. © Radio France - Bastien Thomas
Les jeunes avaient le choix du support d'expression : certains ont fait des dessins, d'autres des textes ou des interviews audio. Il y a même eu un rap.
Les jeunes avaient le choix du support d'expression : certains ont fait des dessins, d'autres des textes ou des interviews audio. Il y a même eu un rap. © Radio France - Bastien Thomas
Les jeunes avaient le choix du support d'expression : certains ont fait des dessins, d'autres des textes ou des interviews audio. Il y a même eu un rap.
Les jeunes avaient le choix du support d'expression : certains ont fait des dessins, d'autres des textes ou des interviews audio. Il y a même eu un rap. © Radio France - Bastien Thomas

Matin studieux puis après-midi de loisirs

Pendant que les enfants sont en classe, les parents peuvent prendre du temps pour eux, se retrouver aussi. Ils ont accès à la piscine de la colonie où il y a des cours d'aquagym. "Les cinq familles à côté de moi, on se connait. C'est sympa de se retrouver dans ce cadre là parce qu'on ne s'était pas revu depuis le déconfinement" raconte Chérifa, une maman de 48 ans venue avec son mari, sa fille et son fils.

Khalys lui aussi a apprécié faire du tir à l'arc ou encore du VTT les après-midis après le temps de classe. "Même si c'est dommage qu'il n'y ait pas assez de diversité dans les activités proposées" note-t-il. Des randonnées sont aussi au programme, comme des sorties à dos de poney, pour permettre aux parents de partager des moments conviviaux avec leurs enfants.

Soutenir les familles modestes

Ce dispositif est unique dans l'agglomération grenobloise. Echirolles est la seule commune à proposer des "colonies apprenantes" alors que d'autres, comme Echirolles, proposent "l'école ouverte" la première semaine de juillet et la dernière semaine d'août, où là aussi, des enseignants volontaires accueillent des enfants le matin pour du renforcement scolaire.

Quinze familles sont accueillies chaque semaine, pour un total de 75 foyers sur les cinq semaines de l'opération "colonie apprenante".
Quinze familles sont accueillies chaque semaine, pour un total de 75 foyers sur les cinq semaines de l'opération "colonie apprenante". © Radio France - Bastien Thomas

Ce dispositif vise à aider les familles qui ont mal vécu la période de confinement : isolement social, manque d'ordinateurs pour l'école à la maison. 120 familles ont postulé et 75 ont été retenues. Une aide financière de la ville et de l'Etat a été mise en place. Une semaine de séjour revient entre 30 et 60 euros par foyer et par semaine. Dans un premier temps, cela a été conçu comme un dispositif exceptionnel lié à la crise sanitaire, d'ores et déjà, l'équipe municipale envisage de le pérenniser pour les prochaines années. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess