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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : le coup de gueule des restaurateurs et des hôteliers après l'annonce du couvre-feu

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Par , France Bleu Pays de Savoie

L'Union des métiers des industries de l’hôtellerie (UMIH), de Savoie et de Haute-Savoie montent au créneau pour dénoncer la mise en place d'un couvre-feu dans nos départements. Selon son vice-président, beaucoup d'entreprises du secteur ne s'en relèveront pas.

Une terrasse de restaurant à Chambéry (Savoie).
Une terrasse de restaurant à Chambéry (Savoie). © Radio France - Tommy Cattaneo.

C'est un nouveau coup dur pour les hôteliers et les restaurateurs de Savoie et de Haute-Savoie. Ils ont appris ce jeudi soir la mise en place d'un couvre-feu dans les deux départements, comme l'a annoncé le premier ministre Jean Castex. Mesure qui entre en vigueur dès ce vendredi soir minuit, et qui veut dire qu'à partir de samedi, les restaurants et les bars devront fermer à 21 heures. "Ça fait beaucoup trop", confie dépité Sébastien Buet, le vice-président de Union des métiers des industries de l'hôtellerie de Savoie et de Haute-Savoie , lui-même patron d'un hôtel-restaurant à Evian-les-Bains (Haute-Savoie). En colère, il appelle aussi ses collègues parisiens à ne plus servir les membres du gouvernement.

Vous vous sentez comment après l'annonce de ce couvre-feu ?

Les bras nous en tombent, on ne s'attendait pas à une telle mesure. C'est la même chose que lors du confinement, on nous annonce quelques heures avant que nous allons devoir fermer, parce que c'est purement et simplement une fermeture déguisée. Et c'est aussi prendre la profession par dessus la jamais, mais comme d'habitude d'ailleurs. 

Quelles vont être les difficultés auxquelles vous allez être confrontés ?

On ne sait pas du tout comment on va gérer ça. Parce qu'en fermant à 21 heures, on ne pourra plus gérer le service du soir dans les restaurants. Chez moi, les réservations d'hôtel s'annulent les unes après les autres alors qu'on est en plein dans les vacances de la Toussaint. Que faire du personnel ? Faut-il rester ouvert ou pas ? Bref, c'est la cacophonie la plus totale. Mais en plus on nous considère toujours comme les principaux responsables de cette épidémie, alors qu'on sait que la plupart des foyers ne se trouvaient ni dans les bars ni dans les restaurants, donc c'est incompréhensible.

Certains restaurants feront-ils le choix de ne pas ouvrir du tout ?

Bien sûr. Maintenir une activité uniquement pour le service du midi c'est inenvisageable. En plus, il faut aussi que notre personnel rentre avant 21 heures, tout ça est absolument absurde. On considérait déjà, suite au premier confinement, que 20 % des établissements allaient définitivement mettre la clef sous la porte, mais là, ce sera surement 35 voire 40 % ce qui est très inquiétant. Nous sommes un très très gros employeur et ça va être catastrophique. D'ailleurs, on ne sait même pas comment on va passer cette deuxième épreuve en même pas une année.

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- © Visactu
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