Société

La pauvreté en France ne se limite pas aux grandes villes

France Bleu mardi 17 juin 2014 à 9:17

Les 108 nouvelles communes dont les quartiers vont bénéficier d’aides
Les 108 nouvelles communes dont les quartiers vont bénéficier d’aides © IDÉ

Dax, Guéret, Villers-Cotterêts... Ces villes font désormais partie de celles concernées par la politique gouvernementale de la Ville, qui attribue des aides aux quartiers les plus défavorisés. Le ministère a publié une carte actualisée du dispositif. L'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais restent les régions les plus touchées.

Certes, le Nord-Pas-de-Calais et l'Île-de-France tiennent toujours la tête de ce triste palmarès. Mais les communes rurales y font aussi leur entrée, selon la carte publiée par le ministère de la Ville. La ministre Najat Vallaud-Belkacem a présenté les 1.300 quartiers, répartis sur 700 communes , qui résultent d'une remise à plat de la politique de la Ville.

Le revenu par habitant, seul critère

Cette politique dédiée aux zones urbaines les plus fragiles avait fini par concerner 2.500 quartiers sur 900 communes. En février dernier, une loi a réformé le système de sélection de ces zones, en le restreignant à un seul critère : le revenu par habitant. Sont donc retenues les zones où plus de la moitié de la population vit avec moins de 11.250 euros par an .

Résultat : une centaine de communes qui font leur apparition sont situées en pleine zone rurale. C'est le cas de Dax, dans les Landes, ou des Guéret dans la Creuse . Mais aussi de Foix et Palmiers (Ariège), Marmande et Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Ou encore de Villers-Cotterêts, dans l'Aisne, où le FN a remporté la mairie en mars dernier. D'autres villes de la banlieue parisienne font leur entrée dans cette liste, comme Le Bourget (Seine-Saint-Denis).

"C'est la réalité de la pauveté en France, loin d'être cantonnée aux territoires périphériques des grandes villes, qui apparaît ainsi au grand jour" — Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Ville

Un fonds de 300 millions d'euros

En revanche, 300 communes sortent du dispositif : Biarritz et Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), ou encore le Grand-Quevilly en Seine-Maritime. Malgré la présence de poches de pauvreté, les principaux noyaux restent en Île-de-France (150 communes concernées) ou dans le Pas-de-Calais (49 communes). 

Toutes ces communes vont devoir se partager les fonds du ministère de la Ville, qui est doté de 300 millions d'euros. Un chiffre assez faible, qui représente par exemple 31 euros par habitant pour la Seine-Saint-Denis. Mais les villes bénéficiaires peuvent aussi prétendre à entrer dans le prochain programme de rénovation urbaine , beaucoup mieux doté : lors de la mise en place du premier programme en 2003, 12 milliards d'euros de subventions ont été attribués. 

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