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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

La plateforme de revendications des gilets jaunes de Vaucluse veut devenir l'outil numérique officiel

lundi 7 janvier 2019 à 18:03 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Chacun peut voter ou déposer sa revendication. Un argumentaire sera ensuite élaboré pour soutenir chaque idée. Les gilets jaunes de Vaucluse souhaitent que cette co-construction devienne la plateforme légitime officielle de la consultation.

Les Gilets Jaunes de Vaucluse veulent collecter en ligne les revendications des citoyens en colère
Les Gilets Jaunes de Vaucluse veulent collecter en ligne les revendications des citoyens en colère © Radio France - Daniel Morin

Monteux

Les gilets jaunes de Vaucluse ont lancé leur plateforme de revendications. Chacun peut déposer ses revendications, gilets jaunes ou citoyens en colère. Les gilets jaunes de Vaucluse utilise le même outil numérique que le gouvernement, mais ils veulent éviter de se faire "enfumer" - c'est leur formule.  Les gilets jaunes de Vaucluse souhaitent que leur plateforme devienne "l'outil légitime numérique officiel de la consultation".

Pas confiance dans les cahiers de doléances

La boite à idées de la plate forme est en ligne sur internet : chacun peut déposer sa revendication jusqu'au 21 janvier. Ensuite les gilets jaunes veulent synthétiser les démarches et construire un argumentaire pour convaincre le gouvernement que leur plateforme de revendications est la seule légitime.  

Une femme de Monteux est à l'origine de cette plateforme. Elle se méfie de l'utilisation des cahiers de doléances ouverts dans les mairies : "comment les communes vont faire des synthèses? On a l'impression qu'on va se faire enfumer. Il faut qu'on trouve quelque chose. On veut que ce soit l'outil officiel de consultation. Il faut poster ses revendications et lire celles des autres puis voter pour transformer 2 000 revendications en 2 000 pétitions. Les gens peuvent ensemble co-construire chaque idée" 

Peine de mort, baisse de la TVA et des salaires des élus...

Lydie Coulon fait défiler sur l'écran les revendication... Elle lit celle qui est en tête : "nous revendiquons la mise en oeuvre d'une baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges et retraites courantes et futures des élus et hauts fonctionnaires d'état". Ensuite, les internautes proposent "une modification de la constitution en vue d'introduire le Référendum d'Initiative Citoyenne en toutes matières". La troisième revendication suggère "une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité pour répondre dans un premier temps aux gens qui ont du mal à finir les fins de mois"

Lydie Coulon insiste : tout peut être écrit. Au risque de voir apparaître une demande d'abrogation du mariage homosexuel comme sur le site du CESE : "ça peut apparaître sur le site... mais là j'ai vu plein de choses : la peine de mort, le Frexit, augmenter le SMIC de je sais plus combien... " Dépôt des revendications en ligne jusqu'au 21 janvier, ensuite des commissions prépareront des argumentaires "pour qu'on ne puisse pas nous attaquer parce que le projet est irréalisable ou parce que qu'on détruit les services publics. Tout ce qu'on peut entendre comme argument réfractaire sera balayé par cet outil car c'est de la co-construction. Tous ensemble, on est beaucoup plus intelligents". Lydie Coulon souhaite rencontre Chantal Jouanno, l'organisatrice du grand débat, pour lui présenter cette plateforme pour qu'elle soit "l'outil légitime numérique officiel" de la consultation.

Lydie Coulon "Tous ensemble, on est beaucoup plus intelligents"