Société

La polémique enfle autour des pâtisseries grassoises "Dieux" et "Déesses"

Par Maxime Fayolle, France Bleu Azur mercredi 4 mars 2015 à 20:08 Mis à jour le jeudi 5 mars 2015 à 17:45

Les pâtisseries "Dieux" et "Déesses" de la pâtisserie grassoise La Belle Epoque
Les pâtisseries "Dieux" et "Déesses" de la pâtisserie grassoise La Belle Epoque © LE CRAN

Ces deux gâteaux en chocolat noir de la pâtisserie grassoise La Belle Époque représentent des personnes énormes, nues et dotées d'un sexe surdimensionné. Des "caricatures négrières coloniales horribles" selon le CRAN qui demande l'arrêt de leur vente.

Dans le centre-ville de Grasse et sur les réseaux sociaux, tout le monde ne parle que de ces gâteaux grassois "Dieux" et "Déesses". C'est Yannick Tavolaro qui les réalise et les vend depuis près de quinze ans dans sa pâtisserie La Belle Epoque .

Mais depuis quelques jours, ils créent la polémique. Le Conseil réprésentatif des associations noires dénonce ces personnages en chocolat noir. Pour le CRAN, ce sont des "caricatures négrières coloniales horribles" .

Il demande l'arrêt de leur vente et lance une pétition. Il a même menacé le pâtissier grassois d'une action en justice si les gâteaux étaient toujours en vitrine.

Plainte en diffamation contre le CRAN

Pour le pâtissier grassois, Yannick Tavolaro, il n'y a rien de raciste dans ses gâteaux . Il ne les a pas inventés mais a appris à les réaliser quand il était jeune. Il assure en avoir changé le nom. Les gâteaux représentant les femmes s'appelaient "Négresses", il a donc mofidié leur nom pour "Déesses" et a créé un homme qui l'accompagne pour vendre le couple dans sa pâtisserie. Ces gâteaux n'ont donc plus**** rien à voir avec le passé colonial ou la discrimination selon le pâtissier.

Patisseries SON

Yannick Tavolaro refuse catégoriquement de retirer les pâtisseries de la vente et a même porté plainte pour diffamation contre le Conseil réprésentatif des associations noires .

Le pâtissier a présenté sa démission à la mairie de Grasse car il entraîne le club de foot de l'US Plan de Grasse. Il ne voulait pas que les jeunes qu'il entraîne soient mêlés à cette affaire. Mais la mairie et le club le soutiennent et ont refusé sa démission.

Les clients, les habitués de la pâtisserie sont, eux aussi, derrière Yannick Tavolaro.

Patisseries ENRO

Ils organisent un rassemblement de soutien ce vendredi matin , devant la pâtisserie La Belle Epoque à Grasse.

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