Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Les fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans

La polémique sur le documentaire sur Jeanne d'Arc "n'a pas lieu d'être" pour la direction de France 3

-
Par , France Bleu Orléans

"C'est une affaire malheureuse", estime ce vendredi matin François Desnoyers, le directeur du réseau régional de France 3, après la polémique sur le documentaire consacré à l'hommage à Jeanne D'Arc. Invité de France Bleu Orléans, il dément toute censure.

François Desnoyers, directeur du réseau régional de France 3, réagit à la polémique sur le documentaire consacré à l'hommage à Jeanne D'Arc, qui ne sera finalement diffusé sur la chaîne publique.
François Desnoyers, directeur du réseau régional de France 3, réagit à la polémique sur le documentaire consacré à l'hommage à Jeanne D'Arc, qui ne sera finalement diffusé sur la chaîne publique. © Maxppp - Alexis Sciard/IP3 PRESS/MAXPPP

"Une affaire malheureuse", et "une polémique qui n'a pas lieu d'être", réagit ce vendredi matin François Desnoyers, le directeur du réseau régional de France 3, invité de France Bleu Orléans. Depuis plusieurs jours, la polémique sur le documentaire sur l'hommage à Jeanne d'Arc enfle, la chaîne publique étant accusée de censure, et le directeur de France 3 Centre ayant été menacé de mort. Le maire d'Orléans, Serge Grouard a réagi sur France Bleu Orléans, jugeant "inacceptable qu'une personne puisse être menacée, puisse recevoir des menaces", mais maintenant ses accusations de "censure" et de "police de la pensée", ce que François Desnoyers dément fermement. 

Le documentaire, tourné à l'occasion de l'hommage à Jeanne d'Arc, ne sera donc pas diffusé sur votre chaîne. Le service public est-il en train de pratiquer la censure? 

Non, bien sûr que non. Je crois que cette affaire est une affaire malheureuse et c'est un malentendu et une polémique qui n'a pas lieu d'être. France 3 Orléans a une vocation, vous le savez, comme France Bleu et comme la presse régionale, à accompagner la vie locale. Les fêtes johanniques sont un événement considérable chaque année et depuis des décennies, on pourrait dire des siècles dans la ville d'Orléans. C'est une grande fête populaire, une grande fête historique également.

Il est évident que France 3 est toujours et sera toujours au rendez-vous. Donc, qu'est-ce qui s'est passé? Vous vous souvenez que l'année dernière, dans le cadre du contexte sanitaire, ces fêtes n'avaient pas pu avoir lieu, c'était très frustrant et que cette année, elles ne peuvent avoir lieu que sous une forme réduite, c'est à dire sous la forme d'un hommage à huis clos.

D'où l'idée de ce documentaire d'ailleurs pour la mairie, l'idée c'était de permettre d'en faire profiter les habitants d'Orléans, plus largement, qui n'étaient pas invités. 

Exactement. C'est une idée qui est née dans des discussions, ce qui prouve que nous avons des discussions et des échanges avec la mairie d'Orléans, des discussions qui ont eu lieu au mois de mars. L'idée était de dire, autour de cet hommage et pour faire participer le maximum du public, qui ne pourra pas participer à ces fêtes, à cet événement important, essayons de monter un documentaire d'une heure autour de autour de Jeanne d'Arc.  

Alors pourquoi vous avez dit non, pourquoi avez-vous dit qu'on ne veut pas de ce documentaire ? 

C'est quelque chose, dans notre vie professionnelle qui arrive couramment. Quand on se met d'accord ou pas avec un producteur sur quelqu'un qui est susceptible de nous tourner des images, de les monter, nous proposer un récit. 

Très clairement, est-ce que c'est parce que vous craignez qu'il soit trop ancré à droite ? Est-ce que c'est la figure de Charlotte d'Ornellas, qui devait tenir les commentaires, qui vous déplaît ? 

Pas du tout. Charlotte D'Ornellas est même interviewée dans un autre documentaire qu'on est en train de préparer pour la fin de l'été sur France 3. L'interview a déjà été réalisée, donc elle n'est absolument pas écartée de notre antenne. On a eu du mal à obtenir le scénario du commentaire et on a craint que ce soit trop institutionnel, pas assez festif et donc, dans l'absence d'information suffisamment précise, le directeur et son équipe de France 3 Orléans ont pris la décision de tout simplement signifier qu'ils ne pourraient pas le diffuser. 

Le nom du directeur de France 3 Centre a été donné à plusieurs reprises dans les médias, notamment sur le plateau de C News. Vous confirmez qu'il a reçu des centaines de messages et parfois des menaces de mort ? Que comptez vous faire?

Je vous le confirme. Il en recevait encore hier soir. Vous savez, c'est ce défoulement un peu un peu général d'un certain nombre de gens derrière leurs smartphones et qui s'attaquent directement aux acteurs de l'actualité. On le voit malheureusement trop souvent et on le voit de plus en plus souvent à l'encontre des médias. Il est évident que c'est très lourd à porter pour l'individu et pour son équipe. Donc, il a effectivement déposé plainte en tant que citoyen auprès du Commissariat de police.

La protection policière est-elle toujours d'actualité ?

Non, on n'est pas allé jusque là. Il ne l'a pas demandé. Nous ne l'avons pas envisagé à ce stade. Il est évident que si les choses devaient s'aggraver, on en discuterait avec les services de police si la question devait s'imposer. Mais je pense qu'on en est très loin, fort heureusement. 

En revanche, les menaces sont sérieuses, y compris à l'intérieur de ces centaines et centaines de menaces, des menaces non seulement d'attaques à son intégrité physique, mais aussi des menaces de mort.

Il n'y aura pas rien, du coup, sur France 3 dimanche, vous préparez la diffusion d'un documentaire. C'est une réponse à la polémique ? Quel en sera le contenu?

Ce n'est pas une réponse, c'est notre travail. On ne peut pas ne pas marquer cette date annuelle très importante que constituent les Fêtes Johanniques. Donc, on va diffuser un documentaire historique, un documentaire réalisé par Arte Production Campagne première, qui revisite un peu à la fois la légende, l'image, la place de Jeanne d'Arc dans le roman national et dans le récit historique,  qui donne la parole à des historiens à des journalistes, des spécialistes ont fouillé les archives. C'est une façon au fond de revisiter en quelque sorte Jeanne d'Arc, son histoire et sa place dans notre histoire, une façon de célébrer Jeanne d'Arc, qui est une grande figure d'Orléans. Ce documentaire de 52 minutes sera suivi d'un débat fait par France 3 à Orléans et qui associera des médiévistes, la présidente de l'Association Orléans-Jeanne d'Arc, le doyen de la faculté de droit qui a écrit un dictionnaire sur Jeanne d'Arc et un historien spécialiste de Jeanne d'Arc.

Serge Grouard maintient ses accusations de censure

Dans un entretien accordé à France Bleu Orléans, jeudi, Serge Grouard le maire d'Orléans a maintenu sa version, évoquant une censure de la part de France 3 Centre, en ne diffusant pas le documentaire, mais il apporte son soutien au directeur de la chaîne, menacé à de nombreuses reprises. ""Il est inacceptable qu'une personne puisse être menacée, puisse recevoir des menaces. Moi, je dis une chose très simple, si le directeur de France 3 reçoit des menaces, je suis le premier à aller le défendre. On a le droit d'avoir une divergence de point de vue. On a le droit d'être opposé, mais nous sommes dans un pays de liberté et on n'a pas le droit de menacer."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess