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Société

La police d'Agde repart à la chasse au bruit

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Par , France Bleu Hérault

Pour la quatrième année, la maire d'Agde mène une campagne de contrôles préventifs dans les bars et boîtes de nuit de la commune avant l'arrivée des vacanciers pour abaisser le niveau sonore.

Le technicien de l'ARS vérifie les niveaux sonores des enceintes
Le technicien de l'ARS vérifie les niveaux sonores des enceintes © Radio France - Elena Louazon

Agde, France

Armé d'un calepin et d'un appareil photo, Yannick Lecoin, de l'Agence régionale de Santé (ARS) parcourt les couloirs du Crazy circus, un club de strip-tease du Cap d'Agde. Il contrôle chaque enceinte minutieusement. "On vérifie si les appareils pour limiter le son sont en place ou pas, détaille-t-il. En parallèle, les établissements doivent nous fournir une étude d'impact des nuisances sonores pour vérifier que le niveau sonore à l'intérieur de l'établissement n'est pas trop élevé pour les clients et également la nuisance auprès du voisinage pour préserver la tranquillité."

Pendant ce temps, les police nationale et municipale vérifient que les documents administratifs sont bien en règle. Ici, la visite est purement préventive : entre ses portes épaisses et ses murs recouverts d'isolant, la police n'a jamais reçu de plaintes pour cette salle. 

D'ailleurs Florian, le gérant de strip club, n'est pas très inquiet face aux agents. "Ici on a un équilibre à trouver au niveau du son. Il faut suffisamment de puissance sonore pour être entraîné quand on regarde les filles danser sur scène, mais en même temps que les filles qui ne sont pas sur scène puissent parler aux clients sans hausser la voix, de manière à pouvoir vendre des shows. Donc nous _on a vraiment pas ce soucis de musique trop forte_", s'amuse le directeur.

Changement de mentalités

Dans les prochains jours, la police et l'ARS vont contrôler une dizaine d'autres établissements. En quatre ans, Jean-Marc Charrin de la police municipale d'Agde a vu une nette amélioration de la gestion du son. "Si on compare avec les années précédents, on a une baisse de plus de 50% des plaintes de nos administrés en période estivale. La prévention a vraiment très bien marché...bon, la répression aussi !", concède-t-il. 

Car s'ils ne respectent pas les réglementations sur le son, les établissements risquent une interdiction de diffuser de la musique. C'est arrivé à un établissement, il y a deux ans. Les gérants n'avaient pas mis en conformité leur établissement, malgré la mise en demeure de l'ARS à la suite d'un contrôle. 

Les plaintes sont passées de 120 à moins de 50 l'an passé. Le maire d'Agde, Gilles d'Ettore, y voit aussi le signe d'un changement des pratiques des professionnels. "De la musique il en faut, ça fait partie du divertissement. Mais on peut s'amuser dans le respect de la loi. Avec la prévention, désormais, les professionnels ont bien compris que faire trop de bruit n'était pas un argument pour attirer une clientèle nouvelle. Qu'au contraire, la clientèle de qualité veut être respectée. Donc beaucoup de professionnels ont mis leur politique sur autre chose que juste émettre du bruit : ça passe par une qualité d'accueil, par la qualité des produits qui sont servis, par la qualité de leur établissement".  

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