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Société

La police de sécurité du quotidien se met en marche en Haute-Vienne

mercredi 13 juin 2018 à 16:44 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

Les gendarmes et policiers de la Haute-Vienne se réorganisent pour renforcer le lien avec la population. Une demande de l'Etat, même si le département ne fait pas partie des territoires ayant obtenu des moyens supplémentaires dans le cadre de la police de sécurité du quotidien.

Des policiers de Limoges en patrouille dans le quartier de Beaubreuil, pour renforcer les liens avec la population
Des policiers de Limoges en patrouille dans le quartier de Beaubreuil, pour renforcer les liens avec la population © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

Limoges avait postulé pour bénéficier de la police de sécurité du quotidien voulue par le gouvernement pour renforcer le lien avec la population. En vain. La situation particulière de l'agglomération, composée à la fois de neuf quartiers prioritaires mais aussi de zones rurales, n'a pas fait le poids face aux problèmes rencontrés en région parisienne ou à Marseille. Malgré tout, l'Etat veut améliorer partout ces relations entre les forces de l'ordre et les citoyens. En Haute-Vienne ça se traduit donc par des réorganisations, à moyens constants.

Moins de paperasse, plus de patrouilles sur le terrain

Plus qu'une révolution, c'est donc une évolution du travail des policiers et gendarmes qui est lancée pour résoudre les petits tracas du quotidien, comme les occupations de hall d'immeuble, le tapage ou encore les propos déplacés à l'encontre des femmes. Les patrouilles à pied sont privilégiées, plutôt qu'en voiture. Ça facilite le contact selon Paul Agostini, le directeur de la police nationale en Haute Vienne. "Le policier qui connait les habitants et le secteur sera plus pertinent. Il arrivera plus facilement à résoudre les problèmes avant qu'ils ne prennent une certaine ampleur." 

Les agents s'appuient aussi sur des contacts renforcés avec les commerçants, bailleurs sociaux, écoles, associations et médiateurs de quartiers. Mais attention, précisent les autorités, ça n'a rien à voir avec la police de proximité qu'on a connue il y a des années. Car au-delà des quartiers sensibles, en zone rurale aussi les gendarmes se réorganisent.

Le préfet de la Haute-Vienne joue les VRP pour vanter ces changements

Le préfet et le directeur départemental de la police nationale sont eux-mêmes allés vanter le dispositif dans le quartier de Beaubreuil ce mercredi matin à Limoges. Le préfet a ensuite rejoint le patron des gendarmes à Ambazac, pour la même opération. Et pour cette présence sur le terrain qualifiée de "sur-mesure" Raphaël Le Méhauté précise qu'il n'y a pas besoin de renforts supplémentaires. "On a des moyens informatiques, des tablettes distribuées progressivement pour simplifier le travail des agents, leur permettre d'accéder à divers fichiers depuis le terrain. Des réformes sont aussi engagées par le gouvernement sur les procédures et les charges administratives. _L'idée c'est de réduire ces formalités pour libérer du temps sur le terrain._"

Ce bijoutier installé dans la galerie commerciale de Cora est séduit par la présence plus fréquente et visible des policiers - Radio France
Ce bijoutier installé dans la galerie commerciale de Cora est séduit par la présence plus fréquente et visible des policiers © Radio France - Nathalie Col

L'efficacité du dispositif pourra se mesurer à moyen terme prévient le préfet qui reconnait qu'il ne faut pas s'attendre tout de suite à des résultats spectaculaires. En attendant, l'opération porte déjà ses fruits en termes de communication d'après la réaction des commerçants comme Franck Boudrie, bijoutier installé dans la galerie commerciale de Cora. "Il y a un côté rassurant. Vous faites votre boulot et c'est concret. Ça nous touche" dit-il aux policiers venus le saluer.