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La polyclinique du Cotentin compte vacciner une soixantaine de soignants d'ici mardi

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Par , France Bleu Cotentin

Ce mardi, la polyclinique du Cotentin a entamé sa campagne de vaccination. Une trentaine de personnels âgés de plus de 50 ans et rattachés à l'établissement a reçu une première injection contre le covid. Une autre trentaine doit le faire le 19 janvier.

Une trentaine de soignants a reçu sa première injection du vaccin Pfizer ce mardi à la polyclinique du Cotentin
Une trentaine de soignants a reçu sa première injection du vaccin Pfizer ce mardi à la polyclinique du Cotentin © Radio France - Pierre Coquelin

"Bon, allez, maintenant, à qui le tour ?". Dans une chambre, au rez-de-chaussée de la polyclinique du Cotentin, Brigitte prépare sa seringue. Retraitée depuis mars 2020, l'infirmière a remis la blouse pour aider ses collègues pour cette campagne de vaccination. Après un passage auprès d'un médecin, une des soignantes s'avance dans la pièce. 

Dans la chambre d'à côté, quatre infirmières discutent : elles viennent de se faire vacciner, et doivent rester là une quinzaine de minutes selon le protocole. Parmi elles, Christelle, pas vraiment fan des piqûres. "J'étais stressée, mais ça s'est très bien passé. J'ai une maman qui est âgée, je m'occupe d'elle, donc c'est une sécurité pour elle aussi, car ce virus, ça fait un peu peur". Assise juste à côté, Armelle, 53 ans, connaît le problème : elle a eu le covid en mars. "J'ai été bien atteinte, et plus de six mois après, je ne voudrais pas que ça recommence. Depuis j'ai encore des séquelles au niveau de la respiration", précise la soignante. 

L'infirmière préparant sa seringue avant l'injection
L'infirmière préparant sa seringue avant l'injection © Radio France - Pierre Coquelin

Contre-la-montre

La pharmacie de la polyclinique a fait la commande des doses la veille auprès de l'hôpital Mémorial de Saint-Lô, seul établissement manchois qui possède un réfrigérateur permettant une conservation à moins 80 degrés. "Ces flacons sont conservables dans un réfrigérateur entre deux et huit degrés pendant quatre à cinq jours. En revanche, une fois que le flacon de cinq doses est reconstitué, il est périssable sous quatre heures", explique Béatrice Le Goupil, directrice de la polyclinique du Cotentin. L'infirmière doit préparer le vaccin : un mélange de poudre et de sérum physiologique. 

Il n'y a pas de question à se poser : on doit se faire vacciner, notamment les personnes à risque. Bien évidemment, le choix appartient à chacun. Personnellement, j'ai la naïveté de faire confiance à ceux qui savent, les scientifiques, les chercheurs. Ce que je sais aujourd'hui, c'est que la variole a été éradiquée grâce à la vaccination. Même chose pour la poliomyélite. Donc, le covid sera éradiqué grâce à la vaccination - Frédéric Bastian, SOS Médecins

Au total, à la polyclinique, sur les 80 soignants éligibles au vaccin en ce moment, une soixantaine devrait se faire injecter cette première dose d'ici le 19 janvier. La vaccination, c'est la meilleure arme pour avoir une immunité collective selon le co-fondateur de SOS Médecins à Cherbourg, Frédéric Bastian. "Je veux bien qu'on dise que tout est mal fait dans cette période de crise. Mais ceux qui hurlaient quand il n'y avait pas de masques étaient les premiers à ne pas les mettre. Ceux qui hurlent contre les protocoles de confinement ou de couvre-feu, sont les premiers à dire qu'ils ne veulent pas être vaccinés. Donc stop ! A un moment, il faut être cohérent", lance le médecin. 

A partir de lundi, les injections contre le covid s'étendent aux plus de 75 ans, au-delà des Ehpad. Par ailleurs, la polyclinique du Cotentin est en train de monter un dossier auprès de l'Agence régionale de santé pour devenir prochainement centre de vaccination pour tous publics. 

La pharmacienne de la polyclinique a reçu la commande de doses le matin, pour un début des injections à 15h30
La pharmacienne de la polyclinique a reçu la commande de doses le matin, pour un début des injections à 15h30 © Radio France - Pierre Coquelin
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