Société

La population de la France augmente, mais les naissances baissent

Par Marina Cabiten, France Bleu mardi 17 janvier 2017 à 12:22 Mis à jour le mardi 17 janvier 2017 à 14:59

La France comptait 66,9 millions d'habitants au 1er janvier 2017
La France comptait 66,9 millions d'habitants au 1er janvier 2017 © Maxppp - CAMPAGNONI Francis

La France comptait 66,9 millions d'habitants au 1er janvier 2017, une croissance de 265.000 personnes (+0,4%) sur un an, tandis que les naissances ont enregistré une nouvelle baisse et que l'espérance de vie est remontée, a annoncé mardi l'Insee.

Plus d'habitants, moins de naissances, une meilleure espérance de vie : voici les principales conclusions des chiffres de l'Insee sur la population française présentés ce mardi. La France a gagné l'année dernière 265.000 habitants, soit 0,4% de plus que l'année précédente pour un totale de 66,9 millions d'habitants.

Des naissances moins nombreuses

La progression de la population est due essentiellement au solde naturel, le nombre de naissances ayant été supérieur de 198.000 à celui des décès. Cet écart est cependant le plus faible depuis 40 ans. Le nombre de naissance a en effet diminué de 14.000 en 2016, après une baisse de 20.000 l'année précédente.

Cette évolution s'explique par une réduction de la fécondité pour la deuxième année consécutive, à 1,93 enfant par femme contre 1,96 en 2015 et 2 en 2014, après huit années de relative stabilité. La baisse des naissances est également due à une diminution du nombre de femmes en âge de procréer. Le nombre de femmes de 20 à 40 ans décroît en effet depuis le milieu des années 90, car les femmes nées durant le baby-boom sortent progressivement de cette tranche d'âge.

L'espérance de vie remonte

En 2016, l'espérance de vie à la naissance est remontée, effaçant la diminution enregistrée en 2015. Celle des femmes est de 85,4 ans (+0,3 an) et celle des hommes de 79,3 ans (+0,3 an). Le nombre de décès a diminué de 7.000, après une très forte hausse en 2015 due à des épisodes de grippe et de canicule. Au-delà de ces fluctuations, on reste plutôt dans la tendance à la hausse amorcée au début des années 2000, due à l'arrivée aux âges de forte mortalité des premières générations du baby-boom.

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