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Société

La porcherie de Barrais-Bussolles fait débat dans l'Allier

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Les associations écologistes se mobilisent contre un projet d'extension d'une porcherie à Barrais-Bussolles dans l'Allier. Elles défendent les nuisances pour les riverains et le bien-être animal. L'exploitant défend lui son respect de la réglementation et ses deux emplois créés.

L'un des bâtiments est exploité depuis 2016
L'un des bâtiments est exploité depuis 2016 © Radio France - Mickaël Chailloux

Barrais-Bussolles, France

C'est un nouveau projet d'élevage qui fait scandale dans l'Allier. Après avoir fait suspendre partiellement la création d'un poulailler à Bressolles, c'est une porcherie qui est la cible des associations environnementales. A 10 kilomètres de Lapalisse, la tranquille bourgade de Barrais-Bussolles a vu une porcherie s'installer. Depuis 2016, une entreprise exploite l'un des trois bâtiments gris pour y mener des opérations de post-sevrage sur des porcelets. Cela concerne un peu moins de 2 000 porcs. 

Un projet vieux de 20 ans 

Ce n'est pas la première fois qu'on parle de cette porcherie. Les bâtiments ont, en effet, étaient construits en 1994. En 1997, une première mobilisation des associations écologistes avait fait fuir les premiers exploitants du site. La préfecture avait donné raison aux militants. "On avait eu une forte mobilisation, avec des élus locaux, dont deux députés de l'Allier" se souvient Philippe Levasseur, militant présent il y a 20 ans. 

"On ne s'explique pas" pourquoi ce projet est réactivé aujourd'hui, souligne Philippe Levasseur 

Les associations dénoncent le bien-être animal. "C'est un établissement contre-nature" souligne Gérard Matichard, vice-président de France Nature Environnement dans l'Allier. _"_Il y a la densité des animaux, qu'on a difficilement vérifié, mais on est de l'ordre de 1 mètre carré par animal. C'est honteux !" Les associations remarquent aussi que l'extension de cette porcherie posent des problèmes de pollution des sols, lors de l'épendage du lisier, alors que cette vallée de la Besbre est sensible. Emmanuelle et Hèlene habitent à 800 mètres de la porcherie à Loddes. Elles ont déjà subi des odeurs incommodantes. "L'été on fermera nos fenêtres" indiquent-elles, un peu dépitées. 

L'exploitant est dans son bon droit selon l'Etat

L'exploitant, MCP Elevage, ne souhaite pas s'exprimer publiquement sur cette affaire. Il signale néanmoins être dans son bon droit. Il faut dire que l'Etat lui a donné raison. Sa demande d'extension a été validée par le CODERST (Comité Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) le 17 janvier dernier. La préfecture de l'Allier lui a demandé de prendre en compte leurs "recommandations visant à une meilleure insertion environnementale du projet, notamment en matière de techniques d'épandage du lisier, et de mise en place de haies et d'arbres à proximité des bâtiments". Le gérant de MCP Elevage explique également que son projet a créé deux emplois, un troisième bientôt.

La préfecture de l'Allier, via le CODERST, a donné son accord - Radio France
La préfecture de l'Allier, via le CODERST, a donné son accord © Radio France - Mickaël Chailloux

France Nature Environnement 03 ainsi que la fédération de la pêche de l'Allier réfléchissent à un recours judiciaire, alors que l'arrêté autorisant l'extension devrait être publié très bientôt par la préfecture de l'Allier. Les riverains se sont aussi constitués en association, le C.O.P.I.B.B. Une pétition est toujours en ligne et a déjà rassemblé des dizaines de milliers de signatures.