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"La précarité étudiante induit de l'isolement social et un mal-être" (Ophélie Lefkir)

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La mobilisation contre la précarité étudiante se poursuit mercredi, après l'immolation vendredi dernier à Lyon d'un étudiant stéphanois en proie à des difficultés financières. "Cette précarité fait partie du quotidien des étudiants", selon la Fédération des associations de Saint-Étienne étudiantes.

Ophélie Lefkir préside la FASEE.
Ophélie Lefkir préside la FASEE. © Radio France - Tifany Antkowiak

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi dans plusieurs villes de France, notamment à Saint-Étienne, pour dénoncer la précarité étudiante, après l'immolation vendredi d'un étudiant stéphanois à Lyon. Le jeune homme avait évoqué ses difficultés financières sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas un cas isolé selon Ophélie Lefkir, la présidente de la Fédération des associations de Saint-Étienne étudiantes (FASEE). 

Ophélie Lefkir, invitée de 7h50 le 13/11/2019

Un constat de longue date

"Ce qui est dramatique c'est qu'il a fallu attendre un drame, réellement, pour que des personnes du gouvernement, des institutions nous écoutent", déplore la jeune femme. Elle rappelle que la FASEE constate et dénonce la précarité étudiante depuis longtemps, selon elle, "ça fait partie vraiment du quotidien des étudiants"

Le geste d'Anas K. à Lyon vendredi exprime d'après Ophélie Lefkir, "le malêtre qu'il y a derrière la précarité", avançant le chiffre de "8% des étudiants [qui] ont des idées suicidaires au cours de l'année". Les aides qui existent, que ce soit pour le logement ou les frais de scolarité, et les bourses sur critères sociaux, ne répondent plus à la problématique selon la présidente de la FASEE.

Des sacrifices, pour l'alimentation par exemple

C'est dans ce contexte qu'une épicerie solidaire a ouvert il y a cinq ans sur le campus Tréfilerie à Saint-Étienne. Elle est gérée par la FASEE. "On s'est rendu compte en les interrogeant que beaucoup de bénéficiaires sautaient un ou deux repas par jour, et ils nous remercient en fait de les aider au quotidien parce que les aider au niveau des besoins primaires, ça les débloque sur beaucoup de choses", commente Ophélie Lefkir. Elle conclut : "avoir des soucis financiers ce n'est pas seulement ne pas pouvoir se nourrir, se loger ou se chauffer... derrière, ça induit énormément d'isolement social, et derrière on a ce malêtre". 

L'épicerie solidaire étudiante de Saint-Étienne comptait 160 bénéficiaires l'an dernier. 

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