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Société

La préfecture de la Haute-Vienne active une cellule "veille loup"

jeudi 13 septembre 2018 à 12:21 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

La préfecture de la Haute-Vienne a mis en place, cette semaine, une cellule "veille loup" comme l'avait fait la Corrèze en début d'année. Cette instance rassemble tous les acteurs concernés par ce prédateur en vue de préparer son arrivée - inéluctable - dans le département.

Le loup arrivera un jour ou l'autre en Haute-Vienne - illustration
Le loup arrivera un jour ou l'autre en Haute-Vienne - illustration © Maxppp - Luc Nobout

Haute-Vienne, France

Après avoir longtemps éludé la question, les pouvoirs publics de la Haute-Vienne se saisissent de la problématique du loup. La préfecture a mis en place, cette semaine, une cellule "veille loup" comme cela a déjà été fait dans de nombreux départements, notamment en Corrèze en début d'année.

C'est un certitude, le loup arrivera chez nous

L'objectif de cette instance : surveiller l'arrivée du loup sur notre territoire et y préparer l'ensemble des acteurs concernés. Car l'implantation du loup en Haute-Vienne, et plus globalement en Limousin, n'est pas qu'une éventualité. C'est une certitude, dans un avenir encore flou. En effet, tous les spécialistes sont d'accord : le loup, qui est déjà aux portes du Limousin - sa présence dans le Cantal est officielle - arrivera un jour ou l'autre chez nous. Sans être encore fixé dans nos contrées, le canis lupus a probablement déjà fait des intrusions en Limousin.

On ne nous a pas demandé si le loup nous gênait" - Pascal Germond, représentant de la FDSEA 87 à la cellule loup

Mais dans une région d'élevage comme la notre, l'arrivée du loup ne fait évidemment pas plaisir aux éleveurs, qui n'auront pas le droit d'y toucher puisque l'animal est protégé. Les agriculteurs, représentés au sein de la cellule loup, sont d'ailleurs très critiques : "en fait, on ne nous a pas demandé si le loup nous gênait", regrette Pascal Germond, de la FDSEA 87, "on nous a mis devant le fait accompli, en nous disant que de toute façon, il sera là un jour et que l'Etat mettra les moyens pour protéger les troupeaux et pour payer les animaux attaqués". Un dispositif qui rend les agriculteurs amers : "quand on voit les moyens et le personnel déployés juste pour un animal, on se dit que s'ils les avaient mis pour les agriculteurs, l'agriculture irait mieux aujourd'hui" ajoute Pascal Germond.

Au sein de la cellule loup, les services de l'Etat, les associations naturalistes et les agriculteurs ont probablement encore quelques mois pour se préparer à accueillir le loup. Les uns le sourire aux lèvres, les autres en montrant les crocs...