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La préfecture du Nord poursuivra la veille saisonnière après le 31 mars si la situation sanitaire l'exige

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Par , France Bleu Nord

Le préfet délégué à l'égalité des chances auprès du préfet des Hauts-de-France, Daniel Barnier, était l'invité de France Bleu Nord, ce jeudi, pour faire le point sur l'hébergement d'urgence, dans le cadre de la veille saisonnière. Le coronavirus change évidemment la donne cet hiver.

Avec le dispositif de veille saisonnière, la préfecture du Nord vise "zéro personne à la rue" cet hiver
Avec le dispositif de veille saisonnière, la préfecture du Nord vise "zéro personne à la rue" cet hiver © Maxppp - Tatif/Wostok Press

Alors que quatre hôtels de la métropole lilloise ont été réquisitionnés par la préfecture (Marcq-en-Baroeul, Roubaix, Tourcoing Villeneuve d'Ascq), afin d'accueillir des sans abris dans le cadre de la veille saisonnière, Daniel Barnier était l'invité de France Bleu Nord ce jeudi. Il est préfet délégué à l'égalité des chances auprès du préfet des Hauts-de-France

France Bleu Nord : la situation sanitaire et économique amène-t-elle de nouveaux profils à avoir besoin de l'hébergement d'urgence ?

Daniel Barnier : Certaines personnes ne sont pas à la rue, mais dans des conditions de mal-logement, hébergées chez des amis, ou dans la famille. Avec le Covid, cette cohabitation est beaucoup plus difficile. Donc nous avons, sans doute, un certain nombre de personnes qui se débrouillaient avec des moyens personnels les années précédentes, qui cette année font appel à l'hébergement d'urgence.

Quelles que soient les catégories de public, l'objectif, cette année, c'est "zéro personne à la rue". Avec les moyens engagés, nous y parvenons. Et s'il y a des besoins, nous ouvrirons des structures en nombre nécessaire.

Les sans-abris sont-ils particulièrement touchés par le Covid-19 ?

Dans toutes les structures d'urgence, les personnes vivent dans des conditions qui permettent de respecter le confinement. 22 places supplémentaires sont ouvertes pour isoler des personnes qui seraient testées positives. Seules deux sont occupées actuellement. Le dispositif est loin d'être saturé.

Dans le Nord, 13 000 personnes sont actuellement logées dans des structures d'hébergement collectif, nous avons recensé 156 contaminations. C'est comparable à la situation des personnes qui ne sont pas en hébergement d'urgence.

La veille sanitaire (qui dure normalement du 1er novembre au 31 mars) 2019-2020 n'a en fait jamais été interrompue, à cause de la situation sanitaire : c'est envisageable pour 2021 ?

En effet, même cet été, nous  avons eu en permanence une bonne centaine de personnes restées dans ces hébergements d'urgence habituellement réservés à l'hiver. Si les conditions sanitaires l'exigent au 31 mars, nous poursuivront évidemment cet hébergement d'urgence, comme l'année dernière.

ECOUTEZ : Daniel Barnier, préfet délégué à l'égalité des chances auprès du préfet des Hauts-de-France

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