Société

La préfète de région visite le nouveau centre d’accueil des migrants à Dijon

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne samedi 5 novembre 2016 à 20:18 Mis à jour le samedi 5 novembre 2016 à 20:22

Le CAO de Dijon est composé de bungalows préfabriqués.
Le CAO de Dijon est composé de bungalows préfabriqués. © Radio France - Jacky Page

Mercredi dernier, 30 migrants en provenance de Paris, et pour beaucoup de Calais auparavant, ont été accueillis à Dijon dans un CAO, un Centre d'accueil et d'orientation. Ce samedi, ils ont reçu la visite de la préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté, et du maire de Dijon François Rebsamen.

Ce centre composé de bungalows a été construit en 10 jours par les services de la ville de Dijon sur un terrain disponible rue des Creuzots. Ce sont des alignements de préfabriqués blancs, assez austères. Ils comportent 87 cabines individuelles équipées d'un lit, une salle commune avec cuisine et buanderie, et des douches et toilettes. Les premiers occupants sont une trentaine de migrants venus du Tchad , d’Érythrée, de Somalie, du Soudan, et d'Afghanistan, dont une douzaine de femmes. Nadine Bouron, chef de service de l'association COALIA qui gère le centre, et les trois travailleurs sociaux, ont dû d'abord rassurer leurs pensionnaires, plutôt méfiants. « A leur arrivée, ils avaient des craintes, ils ont souvent subi des maltraitances, des persécutions émanant des autorités étatiques dans leur pays. »

Aujourd'hui, ils sont rassurés et reçoivent les personnalités avec le sourire. Pour eux, ce centre n'est qu'une étape. Ils vont bénéficier d'examens médicaux et d'une assistance pour effectuer les démarches en vue d'un statut de demandeur d'asile.

Tous n’ont pas vocation à rester en France

Amira, 47 ans, a été évacuée du camp de migrants Stalingrad à Paris. Elle a fui son pays, l’Érythrée, où elle ne se sentait plus en sécurité. Après une étape au Soudan, où elle a travaillé pour gagner de quoi voyager vers l’Europe, elle a pu entamer le périple qui l’a menée jusqu’à Paris. Son objectif ? Un pays, peu importe lequel, où règne la paix. Et pourquoi pas la France.

La préfète Christiane Barret rencontre des migrants dans leur salle commune - Radio France
La préfète Christiane Barret rencontre des migrants dans leur salle commune © Radio France - Jacky Page

Mais tous n’ont pas vocation à rester en France comme l’a rappelé la préfète : « L’objectif, ce n’est pas qu’ils restent en France, c’est de les aider à faire les démarches de demande d’asile, et ensuite qu’ils aillent dans un pays. Ceux qui voudront s’intégrer en France le feront, mais beaucoup veulent rejoindre la Grande-Bretagne. »

Depuis l’arrivée des trente premiers migrants dans le CAO de Dijon, mercredi, quatre sont repartis pour une destination inconnue.