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La Protection civile de la Mayenne s'entraîne avec un exercice grandeur nature

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Par , France Bleu Mayenne

Voilà bientôt un an que nous vivons sans concert, ni festival, ni boîte de nuit, et quand tout reprendra, il faudra s'assurer que les secouristes ne sont pas rouillés. Pour cela, la Protection civile de la Mayenne a organisé ce dimanche un exercice de secourisme avec de nombreuses victimes.

Les bénévoles de la Protection civile ont réalisé un exercice de secourisme à Changé, dans une ancienne boîte de nuit
Les bénévoles de la Protection civile ont réalisé un exercice de secourisme à Changé, dans une ancienne boîte de nuit © Radio France - Laurine Benjebria

Les automobilistes passés à côté du lieu-dit des Mardelles, à Changé ont certainement été surpris en voyant ce dimanche une vingtaine de secouristes de la protection civile, et sur des brancards des personnes recouvertes de couvertures de survie. Mais pas de panique, c'était pour de faux. Il s'agissait d'un exercice grandeur nature mené par la Protection civile de la Mayenne. Les bénévoles devaient intervenir dans une boîte de nuit où un mouvement de foule leur avait été signalé. Ils découvraient l'événement et les blessés au fur et à mesure, comme lors d'une vraie intervention.

Des figurants dans le rôle des victimes

Pour que l'exercice soit réaliste, une vingtaine de figurants ont été mobilisés. Toutes et tous avaient un scénario écrit sur un bout de papier : leur âge, leur blessure, leur état, etc. Cela leur permettait de répondre aux questions des secouristes, mais aussi d'agir sur place. Certains criaient, d'autres restaient calmes ou faisaient semblant de perdre conscience.

Les figurants étaient maquillés au préalable pour rendre leurs blessures réalistes
Les figurants étaient maquillés au préalable pour rendre leurs blessures réalistes © Radio France - Laurine Benjebria

Yacine lui gisait au sol, un faux bras déposé à quelques mètres de lui. L'adolescent âgé de 15 ans devait "faire quelqu'un qui a une hémorragie, qui est inconscient et qui s'est fait couper le bras en escaladant un mur". Ses fausses blessures, dignes d'effets spéciaux de films, avaient été réalisées lors d'une séance de maquillage.

Parmi les figurants, certains devaient endosser le rôle de blessés graves
Parmi les figurants, certains devaient endosser le rôle de blessés graves © Radio France - Laurine Benjebria

Lorsqu'ils découvrent ces faux blessés, les bénévoles doivent agir vite, faire le triage entre les différentes gravités de pathologies. Des gestes de secourisme qu'ils effectuent sous le regard attentif de Caroline Brémaud, médecin référente de la Protection civile : "Dans le triage, il y a eu une sous-évaluation de certaines victimes et une victime a été vue tardivement", note-t-elle. "Mais dans la vraie vie, ça peut aussi arriver, ce n'est pas une erreur", explique la médecin.

Tester la rapidité et la réactivité

De toute façon, il ne s'agissait pas de distribuer des bons et mauvais points, mais bien de s'entraîner. Et pour ça, les figurants sont bien plus utiles que de simples mannequins. "On a une victime qui crie quand elle a mal alors qu'un mannequin ne va pas communiquer", précise Caroline Brémaud.

Notre objectif, c'est de toujours nous améliorer.

L'objectif de ce genre d'exercice, nommé NOVI (pour NOmbreuses VIctimes) est de tester les connaissances, le respect des techniques du plan NOVI, mais aussi l'alerte des bénévoles, qui se fait par SMS et les délais de route. "C'est pour voir la réactivité de nos effectifs et là en moins de 45 minutes on avait l'ensemble de nos effectifs qui était disponible dans nos locaux, prêts à intervenir", salue Rémy Besson, président de la Protection civile de la Mayenne. 

Les figurants listent leurs blessures selon des instructions qui leur ont été données au préalable
Les figurants listent leurs blessures selon des instructions qui leur ont été données au préalable © Radio France - Laurine Benjebria

Il y avait aussi quelques points à améliorer, notamment concernant "la mise en place des lieux de recueil des victimes, pas forcément plus près, mais peut-être moins collés au trottoir". Les bénévoles devaient en outre respecter les règles sanitaires liées à l'épidémie de coronavirus : le masque, les gants, le respect des distanciations entre les différentes victimes, etc.

Le scénario était celui d'un mouvement de foule dans une boîte de nuit
Le scénario était celui d'un mouvement de foule dans une boîte de nuit © Radio France - Laurine Benjebria

Après un an de quasi non pratique, "ça fait du bien de se remettre dedans, ça nous manque parce que c'est notre activité première normalement", se réjouit Corentin. Dimanche, il commandait l'ensemble du dispositif. "On a beaucoup de jeunes diplômés qui ont récemment fait des formations, alors cet exercice ça leur permet de voir à quoi s'attendre", indique le bénévole.

Les bénévoles de la Protection civile devaient agir comme dans une vraie situation
Les bénévoles de la Protection civile devaient agir comme dans une vraie situation © Radio France - Laurine Benjebria

Tous les mois, les bénévoles révisent les gestes de secourisme. Ils devront subir un autre exercice de cette envergure, grandeur nature, dans l'année.

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