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La pyrale du buis continue de faire des ravages dans le Parc régional du Haut-Languedoc

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La mairie de Riols dans l'Hérault, tire la sonnette d'alarme alors que la pyrale du buis fait des ravages dans le Parc régional du Haut-Languedoc. Les forêts de buis sont asséchées. Le risque d'incendie est élevé. La mairie craint pour la sécurité des habitants.

L'accés à l'un des hameaux de Riols
L'accés à l'un des hameaux de Riols © Radio France - Stéfane POCHER

Les attaques de la pyrale du buis prennent une ampleur sans précédent dans le Parc régional du Haut-Languedoc. Sa propagation cet été, inquiète certains élus dans le département de l’Hérault. À Riols par exemple, commune de 700 habitants, pas bien loin de Saint-Pons-de-Thomières, les forêts de buis ont été dévorées sur le versant méditerranéen.

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La pyrale du buis, est un papillon asiatique introduite accidentellement en Europe au début des années 2000 suite à l'importation de buis d'Extrême-Orient. La pyrale, résistante à l’altitude et au froid, se développe assez vite avec trois reproductions de chenilles par an.  

Ce redoutable nuisible, se nourrit des feuilles du buis avant de se transformer en papillon

Les premières pyrales sont apparues en Occitanie en 2014.  Depuis, sa prolifération est grandissante et visible sur les massifs. Un papillon peut pondre jusqu’à 200 œufs.Pour la mairie de Riols, c’est une catastrophe écologique. 

Il y a urgence dit le premier adjoint qui alerte les autorités. De nombreux hameaux de la commune sont entourés de buis asséchés.  Il y a un risque élevé d’incendie. La situation est inquiétante déplore Robert GROS.

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Le village de Riols, 5.000 hectares, est entouré de buis, surtout sur  le versant méditerranéen. Ils ont tous été mangés. 

France a perdu la moitié de ses arbustes dans son jardin. Cette habitante de Prémian, une commune voisine n’a jamais vu cela.  Elle a pourtant traité ces arbustes.  Des buis centenaires, de plus de six mètres  de hauteur ont tous été mangés. "En juillet, il y avait des millions de chenilles dans mon jardin. Aujourd’hui, c’est autant de papillons". 

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Julie Bertrou, chargée de mission biodiversité, au Parc Régional du Haut Languedoc est rassurante. Pour elle, ce n’est pas une catastrophe écologique. "Il y a bien un impact sur l’écosystème des forêt mais la prédation naturelle sera efficace contre les pyrales".  

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Un fléau difficile à endiguer par l'homme

Il existe bien un traitement efficace pour les particuliers désirant protéger leurs végétaux, mais c’est impossible aujourd’hui d’envisager un traitement à grande échelle. Trop coûteux. Une pulvérisation demande trop de main-œuvre.  L’épandage aérien est interdit, car le produit utilisé pourrait nuire à d’autres chenilles. Les agriculteurs conseillent de couper les buis à 10 cm du sol. Ils repartiront au printemps prochain. C’est quasiment impossible d’y penser en pleine nature.

Envisager un arrachage est impensable dixit le premier adjoint à la mairie de Riols.

Les chenilles, non urticantes, ne représentent aucun risque pour l’homme.  Pour freiner la propagation de ce papillon nocturne, les autorités conseillent de ne pas transporter de buis lors de déménagements et de traiter au plus tôt ceux qui seraient infestés.

Robert GROS, le premier adjoint de Riols, ne peut que constater l'ampleur des dégâts © Radio France - Stéfane Pocher
Sur les hauteurs de Riols, les buis asséchés après le passage des pyrales © Radio France - Stéfane Pocher

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