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La RATP renforce son plan d'accompagnement des sans-abris du métro

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Ils sont en moyenne 300 dans le métro parisien tous les jours, certains passent même la nuit dans les stations. La RATP lutte contre la grande exclusion et renforce son dispositif d'accompagnement des sans-abris vers la surface avec l'aide d'associations.

Le métro parisien
Le métro parisien © Radio France - Éric Turpin

Vous les croisez forcément quand vous empruntez le métro parisien. En moyenne 300 sans-abris circulent dans le réseau, certains passent même la nuit dans les stations. Depuis 15 ans, la RATP dispose d'un service qui propose de l'aide à ces personnes. 60 agents du recueil social accompagnent les sans-abris qui le souhaitent vers des accueils de jour ou de nuit. 

Une offre renforcée par des liens plus étroits avec certaines associations. L'objectif de la régie parisienne est de faire retrouver la surface aux sans-abris pour favoriser leur réinsertion.

Des accueils de jours qui ouvrent plus tôt

La mission de lutte contre la grande exclusion de la RATP dispose d'un budget de six millions d'euros par an, dont un million pour ce nouveau plan d'action. Une somme qui permet notamment de financer l'ouverture plus tôt le matin de certains Espaces Solidarité Insertion (ESI). 

Les sans-abris ayant passé la nuit dans les stations peuvent donc être dorénavant conduits vers ces accueils de jour dès 7H du matin. C'est le cas depuis le mois de mai à l'ESI "La maison de la rue" géré par Emmaüs rue Bichat dans le 10e.  L'"Arche d'avenir" de la Mie de pain, dans le 13e, "La maison du jardin" du Samu Social de Paris et celui de "Mazas", de l'association Aurore dans le 12e vont également pouvoir ouvrir plus tôt le matin et fermer plus tard le soir.

Des travailleurs sociaux sur les quais

Les 60 agents du recueil social ne sont pas des travailleurs sociaux. Certains conduisaient des bus ou des métros avant, d'autres travaillaient aux guichets avant d'intégrer ce service. Ils sillonnent les différentes lignes plusieurs fois par jour et connaissent parfaitement certains sans-abris. Ils pourront maintenant compter sur le soutien de l'ADSF, l'association Agir pour la Santé des Femmes. La population féminine représente 12% des sans-abris du métro. 

L'équipe mobile d'intervention sociale du Samu social de Paris pourra également descendre sous terre pour prendre le relais des agents de la RATP.

Bientôt une halte de repos

Avec l'association Aurore, la RATP va financer une halte de repos et de soin qui doit accueillir une quinzaine de personnes le jour. Comme un sas de décompression pour certains sans-abris qui ne pourraient se rendre dans les ESI classiques. Des profils "très cassés" qui pourront bénéficier d'une aide médico-psycho-sociale. Ce nouveau lieu reste à trouver.

Tous ces projets sont financés grâce à l'arrêt de l'expérimentation de l'Espace Solidarité de Charenton-le-Pont. Ouvert en 2014 dans des anciens locaux de la RATP, cet accueil de jour est accessible de 7H à 23H aux personnes sans-abris présentes sur le réseau. 

Il doit fermer à la fin du mois de juin. Son budget de fonctionnement sera donc réutilisé pour mettre en œuvre ce nouveau plan de lutte contre l'exclusion.

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