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Société

La région Centre-Val-de-Loire va expérimenter le contrôle renforcé des demandeurs d'emploi

mercredi 2 janvier 2019 à 17:48 Par Yvan Plantey, France Bleu Touraine, France Bleu Berry et France Bleu Orléans

D'ici la mi-2019, la région Centre-Val de Loire va tester un contrôle renforcé des chômeurs, via une plateforme numérique de Pôle Emploi. Une innovation qualifiée de "flicage" pour les syndicats.

Les demandeurs d'emploi de la région vont bientôt disposer d'une plateforme numérique pour inscrire l'intégralité de leurs recherches.
Les demandeurs d'emploi de la région vont bientôt disposer d'une plateforme numérique pour inscrire l'intégralité de leurs recherches. © Maxppp - Alexandre Marchi

Tours, France

A compter de mi-2019, la région Centre-Val de Loire va renforcer son contrôle sur les chômeurs qui ne chercheraient pas activement un emploi. La méthode ? Chaque demandeur d'emploi devra inscrire l'intégralité de leurs recherches sur une plateforme numérique de Pôle Emploi. Cette plateforme, qui prendra la forme d'un "journal de bord" numérique, a été annoncée dimanche dernier par le gouvernement, dans un décret publié au Journal Officiel. Expérimentée dans deux régions, la région Centre-Val de Loire qui s'est portée volontaire, a été choisie.

Une innovation numérique ou un "flicage" des chômeurs ? 

Concrètement, ce journal de bord numérique permettra aux demandeurs d'emploi de partager en ligne leurs informations de recherche d'emploi avec leur conseiller Pôle Emploi. Les demandeurs pourront ainsi inscrire toutes les démarches en ligne faites en dehors de Pôle Emploi, comme sur Emploi Store, une plateforme gratuite des services de l'emploi et de la formation. "Cette innovation permettra un vrai suivi et un réel échange entre le conseiller et le demandeur d'emploi" assure Christine Delorme, directrice territoriale déléguée du Pôle Emploi d'Indre-et-Loire. 

Une innovation, qui est déjà vue comme une obligation. Selon le gouvernement, tout demandeur qui ne remplira pas ce journal de bord numérique "pourra être sanctionné". Du côté des syndicats, on s'inquiète déjà d'une telle mesure, perçue comme un "flicage" pour Grégoire Hamelin, secrétaire départemental de Force Ouvrière en Indre-et-Loire. 

Le gouvernement agit sur la contrainte, avec la retenue financière des indemnités chômage. Il veut pousser les gens à choisir un travail coûte que coûte.

Une réforme plus sévère sur le contrôle des chômeurs absents

Annoncée au mois de mars 2018, cette réforme a été modifiée ce lundi par le gouvernement. S'agissant des sanctions concernant l'insuffisance de recherche d'emploi (refus à deux reprises de deux offres raisonnables d'emploi), le gouvernement avait initialement proposé des sanctions graduelles, comme la suspension de l'allocation à partir du premier manquement. Finalement, l'allocation sera tout simplement supprimée, ce qui provoquera une perte des droits pour le chômeur concerné.

Seul côté positif de la réforme, le gouvernement va alléger les sanctions pour les chômeurs qui zapperont leur rendez-vous en agence avec leur conseiller Pôle Emploi. Pour l'instant fixée à deux mois, la radiation des listes va retomber à un mois pour tout demandeur d'emploi ne satisfaisant pas à ses obligations. Mais au mois de mars, le gouvernement avait proposé une simple radiation de 15 jours. Aussi, l'exclusion sera progressive : au bout de deux manquements, tout demandeur d'emploi sera radié pendant deux mois . Au troisième manquement constaté, la radiation sera de quatre mois. 

A noter enfin que ces dispositions ne concernent à l'heure actuelle qu'une minorité de demandeurs. Selon Pôle Emploi, 8% des chômeurs ne cherchent pas activement un emploi.