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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

"La relance éco" : "Mademoiselle Simone" veut pouvoir rouvrir le 2 juin

La deuxième phase de déconfinement doit s'ouvrir le 2 juin avec la réouverture espérée des bars et restaurants dans les départements coloriés en vert sur la carte de France. A Bordeaux, la table "Mademoiselle Simone" attend cette échéance avec impatience.

Margaux et Amélie gèrent "Mademoiselle Simone" à Bordeaux
Margaux et Amélie gèrent "Mademoiselle Simone" à Bordeaux © Maxppp - Solène de Larquier

Margaux Hallter et Amélie Blottin ont "hâte" de pouvoir rouvrir dès le 2 juin. Elles sont prêtes à établir "un plan de bataille", en fonction de ce qui sera annoncé ce jeudi par le premier ministre Edouard Philippe, pour la deuxième phase de déconfinement. 

Avec une terrasse agrandie et moins de tables à l'intérieur ?

Les deux jeunes femmes sont à la tête de "Mademoiselle Simone" rue des Ayres à Bordeaux : un salon de thé/café/restaurant qui propose des déjeuners à midi, des goûters et des brunches, dans un local de 25m2 avec 30 couverts à l'intérieur avant le coronavirus et trois tables en terrasse. Qu'en sera-t-il des nouvelles contraintes sanitaires ? Faudra-t-il un mètre ou deux mètres d'écart entre chaque table ? Pourront-elles agrandir la terrasse, également ? Les négociations sont en cours avec la mairie de Bordeaux. 

Elles envisagent plusieurs scénarios, et entendent échanger avec leurs clients fidèles pour voir ce qui conviendraient le mieux à tout le monde. Mais quoiqu'il arrive, Margaux et Amélie seront au rendez-vous du 2 juin. A minima avec la terrasse et la vente à emporter lancée, début mai. Proposer la vente à emporter, retourner dans leur restaurant, "leur deuxième chez elles", c'est ce qui leur a mis du baume au cœur, il y a un mois. Le 15 mars, elle avaient du vider les frigo "comme si elles partaient en vacances", raconte Margaux, sauf que c'était forcé. Le moral en avait pris un coup. 

C'est au 67 rue des Ayres à Bordeaux
C'est au 67 rue des Ayres à Bordeaux © Radio France - Solène de Larquier

Elles ont perdu 50 000 euros en trois mois et touché 6000 euros d'aides du gouvernement et de la mairie pour compenser. Avril et mai sont des mois de forte affluence normalement avec l'apport des touristes, étrangers en particulier. Le Covid est donc tombé pour elles au pire moment.

Aller de l'avant quoiqu'il arrive

Est ce que ce sera rentable de rouvrir avec moitié moins de tables à l'intérieur (selon le scénario qui semble se dessiner), tout en gardant la vente à emporter ? Elles en sont persuadées. "Parce qu'elles n'ont pas de salariés à charge, parce qu'elles calculent tout au plus près pour ne pas avoir de pertes; et parce que si la devanture attire du monde. D'autres clients viendront. On sait qu'on ne retrouvera pas le niveau d'avant crise..." Elles se veulent volontaires. Elles entendent aller de l'avant quoiqu'il arrive, après avoir démarré cette aventure il y a un an et demi et avoir déjà subi les manifestations des gilets jaunes puis la contestation de la réforme des retraites.

Retrouvez la chronique "la relance éco" à 7h15 tous les jours sur France Bleu Gironde

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