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Société

La Rhodia, un chantier qui avance bien à Besançon

mardi 1 mai 2018 à 3:55 Par Laurine Benjebria, France Bleu Besançon

C'est le gros chantier à Besançon : la reconstruction de la Rhodia. 35 ans après avoir fermé ses portes, l'usine, devenue depuis friche, disparaît petit à petit du paysage. Les travaux de réaménagement ont commencé en juillet et devraient se terminer d'ici la fin de l'année. Bilan à mi-parcours.

La destruction de la Rhodia se fait par grignotage
La destruction de la Rhodia se fait par grignotage © Radio France - Laurine Benjebria

Besançon, France

En 1982, l'ancienne filature de soie artificielle a fermé ses portes à Besançon. Depuis, c'est une friche à l'entrée de la ville. Alors, la municipalité s'est lancée dans un grand projet : détruire, reconstruire l'ancienne usine.  Après une longue bataille juridique, le premier coup de pioche a été lancé le 4 juillet 2017 et le dernier sera donné à la fin de cette année. En attendant les pelleteuses ne s'arrêtent plus.

Une grosse partie de désamiantage

A mi-parcours, il reste encore beaucoup de bâtiments, les avancées ne sont pas visibles. Et pourtant, beaucoup a été fait, mais c'est principalement du désamiantage. "Les bâtiments périphériques ont été totalement désamiantés, leur démolition sera complètement effective à la mi-mai, et le bâtiment principal, lui, est en cours de désamiantage" liste Antoine Garcia, chargé d'opérations à la direction des Grands Travaux. 

La première partie de désamiantage du bâtiment principal prendra fin au milieu du mois de mai, avant qu'il ne soit démoli. Pour la démolition de l'ensemble du bâtiment principal, il faudra cependant attendre la fin de l'année. Un désamiantage qui a été long et lourd, plus de 40 tonnes ont été déblayées. Et encore, tout n'est pas fini.

  - Radio France
© Radio France - Laurine Benjebria

Une vingtaine d'ouvriers s'occupe de la partie désamiantage, 10 autres sont sur la destruction, qui ne se fait pas par explosif, mais par grignotage. "C'est une démolition par grignotage" explique Antoine Garcia. 

En fait, les pelles viennent "grignoter" le bâtiment depuis le haut. Les matériaux sont ensuite triés : "le métal est revalorisé, le béton concassé et réemployé sur d'autres chantiers" selon Antoine Garcia.

Plusieurs bâtiments vont être conservés

Mais tout ne va pas disparaître car la Rhodia fait partie de l'histoire de Besançon. La municipalité veut donc garder une part de cette culture. Cela passe donc par la conversation de plusieurs bâtiments, comme le bâtiment historique à l'entrée du site : "il abritait les bureaux du comte de Chardonnet qui a inventé la soie artificielle et qui a lancé l'activité sur ce site à la fin du 19e siècle" rappelle Antoine Garcia, chargé d'opération. Restera également dans le paysage bisontin la fameuse cathédrale, un bâtiment colossal qui abritait les chaînes de fabrication à l'époque.

  - Radio France
© Radio France - Laurine Benjebria

Du matériel va également être conservé. Et Nicolas Bodin, adjoint aux Grands Travaux à la mairie de Besançon en liste quelques exemples : "les échelles, les panneaux de signalisation". Pour choisir ce qui sera détruit et ce qui sera intégré au nouveau site, Nicolas Bodin, adjoint au maire, fait appel aux anciens salariés de l'usine.

Ces gigantesques travaux ont un coût : 3 millions d'euros, la moitié est utilisée pour le désamiantage. Mais la ville l'a assuré la semaine dernière, le budget est tenu, tout comme les délais.

Un parc sportif à l'entrée de la ville

Il faut dire qu'il reste encore beaucoup à faire. Car la ville ne veut pas simplement démolir les bâtiments de l'ancienne usine, elle veut mettre à la place un parc de 22 hectares. Il devrait voir le jour dès l'automne 2019. Les Bisontins pourront y faire des pic-niques, assister à des concerts en plein air, mais également réaliser des parcours sportifs. C'est d'ailleurs à la Rhodia que déménagera la SNB (Club Nautique de Besançon).

Et le maire, Jean-Louis Fousseret a plein d'autres idées en tête, même si certains projets devraient naître après son mandat. "J'imagine sur le pont transbordeur un restaurant, des pépinières d'entreprise, un projet de fabrique culturelle" se réjouit le maire de Besançon.

En attendant que tous ces projets voient le jour, l'avancée des travaux peut se suivre en direct sur le site de la ville de Besançon.