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Société

La situation des migrants à Saint-Étienne reste préoccupante à l'approche de l'hiver

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Dans le quartier Bellevue, à Saint-Etienne, les migrants occupent, depuis le mois d'avril dernier, les locaux de l'ancien bureau de poste désaffecté.

Le bureau de poste désaffecté devenu le lieu de vie d'une soixantaine de migrants
Le bureau de poste désaffecté devenu le lieu de vie d'une soixantaine de migrants © Radio France - Yves Renaud

Saint-Étienne, France

Au moment-même où l'assemblée nationale lance le débat sur les conditions générales de l’immigration en France, coup de projecteur à Saint-Étienne, dans le quartier de Bellevue, sur l'ancien bureau de poste désaffecté qui est occupé depuis le mois d’avril dernier par une soixantaine de migrants. Vivent ici des ressortissants angolais, sénégalais mais aussi albanais, qui ne bénéficient d'aucune aide officielle.
 

La mairie a tenté, en vain, de faire évacuer le bâtiment par voie judiciaire cet été.

Ils vivent dans ce bâtiment sans eau, sans électricité ni chauffage, à l'approche de l’hiver. Ils sont soutenus par des associations et quelques habitants du quartier qui se mobilisent pour leur venir en aide, à l'image d'Eva qui se désespère de voir que leur situation n'évolue pas . "La poste, constate-t-elle, c'est pas un lieu d'habitation ; ils sont en train d’essayer d'isoler un peu car l'hiver arrive, ils ont tous froid."

L'espoir d'obtenir des papiers et une vie décente

Les migrants africains ont suivi le parcours habituel, en transit, par la Libye et l'Italie et comme c'est dans ce pays qu'ils sont arrivés en Europe, ils dépendent du règlement dit de "Dublin" qui les empêche de trouver du travail ailleurs, en France notamment. C’est le cas de Taby, un jeune Angolais qui espère que sa situation pourra enfin se régulariser ici.  "Mon espoir à Saint-Étienne, confie-t-il, c'est d'avoir une vie meilleure. J'essaie de trouver du travail, j'essaie d'obtenir des documents pour mon droit d'asile en France, pour pouvoir fonder une famille et vivre décemment."

Comment vit-on dans ce bureau de poste désaffecté?  

A soixante dans quelques dizaines de mètres carrés, dans des conditions d'hygiène approximatives et dans un inconfort total, on vit forcément mal, dénoncent les associations qui attendent toujours un geste de la mairie de Saint Etienne. Kevin vient du Sénégal. "Ça fait sept mois que je suis ici, explique-t-il. On ne peut pas vivre dans ces conditions-là. Les bénévoles font tout ce qu'ils peuvent pour nous : alimentation, vêtements... L'hiver arrive, on a besoin de chauffage, de radiateurs."  

L'aile gauche de LREM veut "éviter l'hystérisation" du débat

Dans le courant du mois de septembre, une quinzaine de députés LREM ont publié une tribune pour tenter de dédramatiser le sujet. Ils considèrent notamment que l’immigration rapporte bien plus à la France qu'elle ne lui coûte. Parmi ces élus : Nathalie Sarles, la députée LREM du Roannais. Les signataires du texte souhaitent aussi que l'intégration des migrants puisse se faire beaucoup plus dans les milieux ruraux souvent désertifiés mais avec des actions fortes pour leur trouver des emplois.

Expérience mitigée dans les monts du lyonnais

Le maire de Montrottier, une commune des Monts du Lyonnais, entre les départements du Rhône et de la Loire, avait tenté une expérience dans cette optique pour intégrer sept familles syriennes. Côté positif, beaucoup d'habitants de sa commune se sont transformés en parrains et marraines des famille. En revanche, l’éloignement des centres administratifs et une politique de l'emploi inadaptée a incité les syriens à partir ailleurs.   

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