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Société

La société Uber s'installe sur la côte basque pour l'été

mercredi 27 juin 2018 à 19:27 Par Théo Hetsch, France Bleu Pays Basque

C'est une mauvaise nouvelle pour les taxis : les chauffeurs Uber vont faire leur arrivée cet été sur Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz. En tout 14 villes de France, en s'appuyant principalement sur des chauffeurs de VTC venus en congés sur la côte basque.

L'été dernier, 37 000 personnes ont ouvert l'application Uber sur la côte basque pour chercher une course
L'été dernier, 37 000 personnes ont ouvert l'application Uber sur la côte basque pour chercher une course © Radio France - Leon Tanguy

Bayonne, France

Devant l'aéroport de Biarritz ou la gare de Bayonne, les files de taxis risquent d'être plus longues cet été. Frédéric De Oliveira est le président des Taxis de Bayonne. Il est furieux contre cette concurrence déloyale : "Nous on a un statut très réglementé, avec un compteur, un taximètre plombé par la préfecture et nous n'avons pas le droit de fonctionner au forfait, explique-t-il, alors qu'Uber fonctionne en fonction de l'offre et de la demande : un jour vous allez payer pas cher du tout et un autre, où la demande sera plus forte, ce sera trois fois plus cher".

Des chauffeurs parisiens qui allient vacances et travail

En moyenne, Uber annonce un prix de 14 à 19 euros pour rejoindre les plages de Biarritz depuis la gare de Bayonne. A peu près autant que les taxis. La différence, et elle est de taille, c'est qu'Uber paie la plupart de ses impôts en Hollande. La porte-parole de la société en France, Rym Saker, se défend de toute concurrence déloyale : "75% de la valeur créée va directement dans la poche du chauffeur (NDLR : la société Uber facture son service en ponctionnant 25% du prix de chaque course), qui lui paie tous ses impôts en France".

"Beaucoup de chauffeurs voulaient travailler au Pays Basque cet été" raconte Rym Saker, porte-parole d'Uber France

Mais des chauffeurs rarement du pays basque. Plutôt des travailleurs déjà munis d'une licence VTC et en congés dans la région : "_typiquement des chauffeurs de région parisienne qui décideraient d'_allier vacances et activité professionnelle en roulant de nuit pour se faire un complément de revenu" explique la porte-parole d'Uber France.

Cela ne fait pas forcément les affaires de Mathieu Peyrelongue. Voilà plus de six mois que cet entrepreneur local prépare son application de chauffeurs VTC, Moogi (Mugi en basque signifie "bouger", "se déplacer"). Il comptait la lancer dès ce week-end. Mais ne pensait pas devoir faire avec le géant américain : "on n'imaginait pas qu'il viendrait aussi tôt, même si l'on savait que notre territoire avait tout pour les intéresser, raconte-t-il, après on sait qu'on a une vraie valeur ajoutée puisqu'on travaille avec des chauffeurs locaux et qu'on sera là toute l'année". Par ailleurs, la société va reverser 2% du prix des courses à des associations locales (Du flocon à la vague et sponso +)

"Il y a du boulot mais le gâteau n'est pas extensible non plus" s'inquiète Frédéric De Oliveira, président des Taxis de Bayonne

Lui ne s'inquiète donc pas plus que ça. Car il y a une demande. L'été dernier, 37 000 personnes ont ouvert l'application Uber sur la côte basque pour chercher une course. Des clients qui auront donc le choix cet été.