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Société

La Somme lance son dispositif de "justice restaurative"

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Par , France Bleu Picardie

Une convention de "justice restaurative" est signée ce mercredi à Amiens. Une grande première qui concernera tout le département de la Somme et qui mise sur le dialogue renoué entre les victimes et les auteurs condamnés.

Palais de justice d'Amiens dans la Somme. Janvier 2019.
Palais de justice d'Amiens dans la Somme. Janvier 2019. © Radio France - Hajera Mohammad

Amiens, France

C'est une première dans la Somme ! La justice restaurative va être d'ici peu expérimentée : une convention est signée ce mercredi entre les différents acteurs du dispositif : le parquet d'Amiens,  le SPIP ( service pénitentiaire d'insertion et de probation), barreau d'Amiens, les associations Apremis et Yves Lefebvre.

Restaurer le lien social via le dialogue

Deux déclinaisons à cette justice restaurative ans la Somme explique Clélie Gibaldo, substitut du procureur d'Amiens et l'une des 2 référentes du dispositif au sein du parquet d'Amiens.  Deux groupes vont être constitués : le premier permettra des rencontres condamnés/victimes qui ne se connaissent pas mais qui sont liés par une même nature d'infraction. Le second groupe mettra en lien un auteur condamné et sa victime.  Pour cette première expérimentation, le groupe constitué de personnes majeures aura pour sujet les violences sexuelles. Le second qui réunira des auteurs mineurs au moment des faits sera dédié aux violences de manière générale détaille Clélie Gibaldo.

Libérer la parole

L'objectif de ces groupes de paroles pour les auteurs condamnés comme pour les victimes est d'exprimer leur ressenti, ce qui n'a pas pu être fait lors d'un procès par exemple. Dans ces groupes de "justice restaurative" les victimes ont souvent des questions sur le "comment", le "pourquoi : pourquoi là, pourquoi moi ?". Ces rencontres permettent d'en discuter avec des personnes, des victimes qui ont vécu la même chose ou des auteurs qui peuvent répondre à leurs questions précise la substitut du procureur d'Amiens.

Des rencontres largement préparées en amont. Les participants, tous volontaires,  rencontrent des animateurs et des psychologues. Si ils ne sont pas prêts, ils ne participent pas à ces rencontres. Pas question de les mettre en souffrance. Six réunions sont prévues.

Responsabiliser les auteurs d'infractions

Pour les auteurs condamnés, il est important d'entendre les victimes exprimer leur ressenti. Cela permet une plus grande responsabilisation de leurs actes et dès lors qu'on responsabilise un auteur, on participe de la prévention de la récidive selon Clélie Gibaldo dont vous pouvez réécouter l'interview ici

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