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Société

La SPA attaque en justice les organisateurs de corridas

jeudi 9 novembre 2017 à 20:15 Par Julien Baldacchino et Marine Laugénie, France Bleu Béarn et France Bleu

La Société protectrice des animaux (SPA) a annoncé ce jeudi avoir déposé, en début de semaine, une plainte contre les toreros, les organisateurs de corridas et les villes où elles ont lieu, pour délits de "sévices graves et actes de cruauté".

Corrida (illustration)
Corrida (illustration) © AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Après les associations anti-corridas, c'est au tour de la Société protectrice des animaux (SPA) de s'attaquer à la corrida en France. L'association a annoncé ce jeudi avoir déposé, lundi, une plainte devant le Tribunal de Grande instance de Paris "contre les toreros, les sociétés organisatrices de spectacles de corridas, et les municipalités qui les autorisent".

Question de définition

L'argument de l'association, c'est que le texte pénal qui autorise en France les "courses de taureaux" ne peut s'appliquer à la corrida, où l'animal est mis à mort "après de multiples tortures". C'est effectivement sur la définition du terme "corrida" que les deux camps, pro et anti-corridas, s'affrontent : la loi punit les actes de cruauté sauf pour les courses de taureaux.

Pour la SPA, la corrida n'est pas une course de taureaux mais une mise à mort. Or, pour les défenseurs de la corrida, la corrida est bien une course de taureaux, car le mot "corrida" n'est autre que la version espagnole du mot "course". Tout dépendra donc de la définition que les magistrats retiendront.

D'autres actions en justice à venir

Il y a cinq ans déjà, deux associations de défense des animaux avaient demandé le retrait de la corrida du patrimoine immatériel de la France. Sans succès : le Conseil constitutionnel avait estimé que les traditions taurines étaient conformes à la constitution. Mais depuis, les animaux ont été reconnus dans le droit comme des "êtres vivants doués de sensibilité".

La SPA promet une longue série d'actions en justice : après une première plainte contre X, la société protectrice des animaux envisage de faire citer directement en justice chaque ville, chaque société organisatrice, chaque torero, un par un. La peine maximale pour "actes de cruauté envers les animaux" s'élève à deux ans de prison. La SPA compte ensuite s'attaquer aux laboratoires et aux cirques.