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Société

La Talaudière : la mairie prête les locaux de l'ancienne piscine pour héberger des migrants

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une cinquantaine de personnes est abritée depuis mardi 16 avril dans l'ancienne piscine de La Talaudière (Loire), suite aux expulsions de la Bourse du Travail et de l'université. La mairie a accepté de leur prêter les locaux durant les vacances scolaires.

La mairie a prêté ses locaux jusqu'à la fin des vacances scolaires
La mairie a prêté ses locaux jusqu'à la fin des vacances scolaires © Radio France - Elena Louazon

La Talaudière, France

Le petit vestiaire où se préparaient les nageurs est aujourd'hui rempli de matelas, éparpillés au sol. Une cinquantaine de personnes, dont une quinzaine d'enfants, ont trouvé refuge depuis mardi dans la piscine désaffectée de La Talaudière, avec l'accord de la mairie. Dans la matinée de mercredi, les agents de la ville sont passés rétablir l'électricité et l'eau chaude aux dizaines de familles arrivées la veille dans la soirée. Elles pourront rester à la piscine jusqu'à la fin des vacances scolaires, le 28 avril. 

L'endroit laisse peu de place à l'intimité, mais pour Ahmadzai, un demandeur d'asile afghan, ces quatre murs et le chauffage ont le goût du luxe. "C'est vraiment très bien, on a des couvertures et des matelas, s'enthousiasme le jeune homme, qui ne parvient pas à trouver d'hébergement alors que son statut lui donne droit à une place en Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile (CADA). Pendant sept jours j'ai dormi dans un parc, il faisait très froid. J'ai appelé le 115, ils n'ont pu que m'apporter deux couvertures. Après ça il y a eu l'université, puis j'ai passé une nuit dans la gare avant d'arriver là. C'est mieux ici", raconte-t-il. 

Pour certains, ces dix jours de répit seront les premiers depuis longtemps. Cela fait plusieurs mois que Sandra, 13 ans, n'a pas pu aller au collège. Avec sa famille, elle vit au rythme des recherches d’hébergement et des expulsions. "J'appelle tous les jours le 115. Le matin, le soir, l'après-midi. A chaque fois ils disent qu'il n'y a pas de place", regrette la jeune fille. 

Faire réagir les pouvoirs publics

Il a fallu qu'un collectif de soutien aux migrants démarche les mairies proches de Saint-Étienne pour que soit ouvert cet hébergement d'urgence. Après plusieurs refus d'autres communes, la mairie de La Talaudière a finalement accepté leur demande. "C'est de l'instinct humain, explique la maire, Ramona Gonzalez-Grail. C'est _difficile de laisser dans la rue des gens, alors que nous avons un bâtiment vide_"

Romain, un lycéen mobilisé, est amer. "Ça fait des nuits que des militants ne dorment pas, que des militants courent pour aller chercher de la nourriture, etc. Mais _tout ça, normalement, ce n'est pas à nous de le faire_, c'est aux pouvoirs publics ! C'est parce que les institutions ne respectent pas leurs propres lois qu'on est obligés d'en arriver là". 

Certaines personnes ont aménagé un petit espace dans les cabines du vestiaire - Radio France
Certaines personnes ont aménagé un petit espace dans les cabines du vestiaire © Radio France - Elena Louazon
Les sanitaires ont été remis en service - Radio France
Les sanitaires ont été remis en service © Radio France - Elena Louazon
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