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Société
Dossier : Tempêtes de 1999, 20 ans après

La tempête en Limousin, 20 ans après : Chaveroche a pansé ses plaies mais le souvenir reste très fort

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Par , France Bleu Limousin

Chaveroche, près d'Ussel, avait été coupé du monde durant près de deux jours après la tempête du 27 décembre 1999. Les arbres alentours avaient été ravagés. Le village avait été privé de courant jusqu'au 18 janvier. Une apocalypse réparée mais pas oubliée.

Photo illustration. Comme sur cette photo de la région de Bourganeuf en Creuse, en Limousin la tempête Martin a détruit environ 10 000 hectares de forêts
Photo illustration. Comme sur cette photo de la région de Bourganeuf en Creuse, en Limousin la tempête Martin a détruit environ 10 000 hectares de forêts © Maxppp - Pascal Chareyron

Chaveroche, France

Chaveroche n'est qu'à 7 km d'Ussel. Le village compte près de 250 habitants. Et il est entouré de milliers d'arbres. De jeunes arbres essentiellement. Des arbres plantés il y a moins de 20 ans pour la majeure partie. De fait seul un œil avisé et les habitants les plus anciens peuvent encore voir les stigmates de la nuit du 27 décembre 1999. Car Chaveroche, comme beaucoup d'autres communes du Limousin, avait alors payé un lourd tribu à la tempête Martin.

Les gens étaient hagards" Daniel Escurat, maire de Chaveroche

"J'ai eu l'impression toute la soirée que le toit de la maison s'envolait" raconte Georgette Coulaud. Cette dame était seule cette fameuse nuit dans sa maison du hameau de Neuf Jours. La  peur de la nuit a laissé la place au petit matin à la stupéfaction. Michèle Viéban, du hameau de Bois Grand, se souvient de ce qu'elle a découvert autour de sa maison : "il y avait des arbres partout. Il n'y a eu aucun accès possible durant deux jours". Le maire de la commune - il n'a pas changé depuis - Daniel Escurat, dès le matin prend un tractopelle pour aller voir autant que possible ses administrés. "Je voyais les gens sur le pas de leur porte qui étaient hagards, ils étaient blancs, livides". "Et beaucoup pleuraient" ajoute le maire.

Une solidarité incroyable

Et plus personne n'avait d'électricité. "Jusqu'au 12 janvier, rien" précise Georgette Coulaud. Heureusement elle avait un poêle à bois pour se chauffer. Pour le reste : "j'ai fait comme j'ai pu". Pour éviter de perdre tout ce qu'elle avait dans son congélateur elle a fait des conserves durant plusieurs jours. Peu à peu la commune a  tout de même pu récupérer quelque groupes électrogènes pour apporter un peu de réconfort à ses habitants. Et la solidarité y a fait beaucoup aussi. Ainsi raconte le maire qui a entrepris avec quelques élus de tronçonner les arbres sur la route vers Ussel : "on est partis on était trois, quand on est arrivés on était une trentaine".

Lignes électriques enterrées

20 ans plus tard les plaies ne sont plus visibles certes. Mais personne n'a vraiment oublié. Georgette Coulaud avoue avoir beaucoup repensé à cette fameuse nuit ces derniers jours où "ça a beaucoup soufflé". La dame n'a toutefois pas vraiment de craintes : "j'ai fait refaire la toiture parce que je me suis dit qu'elle n'en supporterait pas une deuxième". Et les habitants peuvent se rassurer aussi pour le courant. La plupart des lignes électriques qui alimentent le village ont été enterrées.

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