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Dossier : Transports, circulation : les principaux points noirs en France

La traversée de la Loire à Nantes : point noir de la mobilité en Loire-Atlantique

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Par , France Bleu Loire Océan

Journée spéciale mobilité, ce jeudi, sur France Bleu. C'est l'une des principales préoccupations qui ressort du grand débat national. En Loire-Atlantique, le gros point noir c'est le franchissement de la Loire, en particulier à Nantes.

Le pont de Cheviré, un des points noirs de la circulation en Loire-Atlantique
Le pont de Cheviré, un des points noirs de la circulation en Loire-Atlantique © Radio France -

France Bleu vous propose une journée spéciale mobilité, ce jeudi. Les déplacements, l'une des principales préoccupations qui ressort du grand débat national. Surtout quand ça coince. Alors nous avons décidé d'identifier les points noirs de chaque région en terme de transports et de voir si des solutions pouvaient être apportées.

En Loire-Atlantique, le problème qui revient au moins deux fois par jour, c'est la traversée de la Loire, en particulier au niveau de Nantes et dans le sens sud-nord. Parce que le travail est surtout au nord de la Loire. Alors, tous les jours, 45.000 personnes la traversent pour aller à Nantes, 9.000 pour aller à Saint-Herblain et 4.500 pour aller à Carquefou, par exemple. Il s'agit surtout de fonctionnaires et d'employés qui viennent des villes du sud-Loire.

Dans les communes du sud-Loire, au moins un actif sur trois traverse la Loire tous les jours pour aller travailler
Dans les communes du sud-Loire, au moins un actif sur trois traverse la Loire tous les jours pour aller travailler - Insee

Et s'il y a un chiffre qui interpelle, c'est celui là : dans sept communes du sud de l'agglo nantaise, plus de la moitié des habitants qui travaillent traversent la Loire pour aller au boulot ! Le top 5 : Saint-Sébastien, Rezé, Vertou, Basse-Goulaine et Bouguenais. 

Plus de la moitié des habitants qui travaillent de sept communes du sud de l'agglomération nantaise traversent la Loire pour aller au boulot
Plus de la moitié des habitants qui travaillent de sept communes du sud de l'agglomération nantaise traversent la Loire pour aller au boulot © Radio France - Aurore Jarnoux

Du temps et des kilomètres en plus : 30 kilomètres de plus en moyenne pour ceux qui traversent

Et ceux qui traversent, ces navetteurs comme on les appelle, ils passent beaucoup plus de temps à faire le trajet maison-boulot que ceux qui ont les deux sur la même rive de la Loire : 30 kilomètres de plus, en moyenne, c'est-à-dire le détour pour aller récupérer un pont ou un bac de Loire. Et puis, il y a les bouchons. Aux heures de pointe, un habitant de Couëron ne perdra que cinq minutes pour aller à Atlantis à Saint-Herblain, alors que quelqu'un de la Montagne mettra près d'une demie-heure supplémentaire.

La raison, c'est la saturation des deux ponts du périphérique qui permettent de franchir la Loire, ceux de Cheviré et de Bellevue. En 2018, ce sont en moyenne 92 000 véhicules qui ont emprunté le pont de Bellevue chaque jour et 101 160 pour le pont de Cheviré. Des chiffres en constante augmentation d'une année sur l'autre.

Quand ça va, je mets 25 minutes. Mais quand il y a un problème, ça peut aller jusqu'à 1h30 !"

Et pour ceux qui prennent ces ponts tous les jours, c'est usant. "C'est la galère !", résume Maïlys qui passe par le pont de Cheviré matin et soir pour traverser la Loire et aller à la fac. "Quand ça va, je mets 25 minutes. Mais quand ça bouchonne, ça peut aller jusqu'à 1h30", témoigne la jeune femme qui a vu la situation empirer ces dernière années. "Quand j'étais en premier année de fac, je partais de chez moi à 7h10 et j'arrivais à l'université sans problème à 7h45. C'était plutôt 'tranquille'. Maintenant, si je ne pars pas à 7h, voir 6h55, c'est pas possible.  Quand c'est tous les jours, oui, c'est usant. C'est du temps de perdu".

Maïlys prend le pont de Cheviré tous les jours depuis quatre ans et elle a vu la circulation se densifier
Maïlys prend le pont de Cheviré tous les jours depuis quatre ans et elle a vu la circulation se densifier © Radio France - Marion Fersing

Ça peut rajouter jusqu'à 15% de plus sur le temps de livraison."

Pour les camions de Stéphane Tattevin, ça peut aller jusqu'à 15% de temps en plus sur une livraison ! Et même si le patron des transports Pollono anticipe en les faisant partir plus tôt. "On ne peut pas non plus éviter le périphérique et ne le prendre qu'aux moments où il est désengorgé." Surtout que c'est de plus en plus rare. Alors ça coûte de l'argent à l'entreprise. "Nous, entre guillemets, on vend du temps. Et plus on perd du temps dans les bouchons, moins on est opérationnel." Et c'est en plus très énervant pour les chauffeurs de ses poids-lourds. À tel point que Stéphane Tattevin estime aussi que ces bouchons représentent un coût social pour son entreprise. 

Alors pour essayer qu'il y ait moins de bouchons, le pont de Cheviré va passer à trois voies sur tout sa longueur aussi dans le sens sud-nord dès cette année, avec des feux pour réguler le trafic. Dans l'autre sens, cet aménagement a permis de gagner sept minutes de temps de trajet selon la direction interrégionale des routes. Pour Bellevue, là, c'est la construction de deux voies en plus qui est envisagée. Après les études de faisabilité, une concertation publique doit être lancée cette année.

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