Société

La vie très précaire des réfugiés de la porte de Saint-Ouen

Par Faustine Calmel, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 30 septembre 2015 à 6:00

Les familles de réfugiés, porte de Saint-Ouen à Paris.
Les familles de réfugiés, porte de Saint-Ouen à Paris. - Faustine Calmel

Plusieurs collectifs et associations prévoient de manifester à 8 heures ce mercredi matin à l'Hôtel de Ville de Paris. Ils dénoncent l'abandon des réfugiés, syriens pour la plupart, installés porte de Saint-Ouen.

Ils sont parfois quelques dizaines, parfois beaucoup plus. Le camp, coincé entre le boulevard périphérique, les arrêts de bus et la station-service, a hébergé jusqu'à 300 personnes. Ce mardi matin, des forces de police ont enlevé une partie des tentes, vides car certaines familles avaient réussi à passer une nuit à l'hôtel. Ces derniers jours, certains aussi sont partis en voiture, en stop, vers la Belgique ou l'Allemagne où on leur a dit que les conditions d'accueil sont meilleures. 

Le reportage sur place de Faustine Calmel

Trop fatigués, certains en revanche ne veulent plus quitter Paris. Pour les aider, ce sont des voisins, des particuliers bénévoles qui viennent et apportent, les couches pour les bébés, des jouets et des habits, des tentes, des couvertures, parfois un peu d'argent pour payer une nuit d'hôtel. Ils s'organisent comme ils peuvent sur Facebook, mais dénoncent tous le manque d'action des pouvoir publics.

La mairie de Paris assure de son côté avoir fourni un hébergement à 2.200 personnes en 4 mois. Un plan d'action transversal doit être présenté la semaine prochaine.