Société

Les adeptes des réseaux sociaux au service de la ville de Nîmes en cas de crise

Par Viviane Le Guen, France Bleu Gard Lozère lundi 16 janvier 2017 à 19:49

Gilles Martin, co-fondateur de VISOV, Richard Tibérino, Adjoint au Maire de Nîmes délégué à la sécurité et le Colonel Michel Cherbetian réunis pour la signature de la convention entre VISOV et la Ville de Nîmes
Gilles Martin, co-fondateur de VISOV, Richard Tibérino, Adjoint au Maire de Nîmes délégué à la sécurité et le Colonel Michel Cherbetian réunis pour la signature de la convention entre VISOV et la Ville de Nîmes © Radio France - Viviane Le Guen

Deux ans après les pompiers du Gard, la ville de Nîmes a signé ce lundi une convention avec l'association VISOV, spécialisée dans la collecte et le tri des informations sur les réseaux sociaux en cas d'événements dramatiques.

Un feu de forêt, des inondations, un attentat : chaque événement dramatique se traduit par un pic d'activité sur les réseaux sociaux. "En 2012, le cyclone Sandy à New-York a donné lieu à 37 millions de tweets !" rappelle Gilles Martin, co-fondateur de VISOV (Volontaires internationaux en soutien opérationnel virtuel).

Des bénévoles experts des réseaux sociaux

Depuis 2012, son association, qui regroupe une soixantaine d'utilisateurs avertis des réseaux sociaux, surveille les tweets, les post Facebook, Instagram ou encore les applications de messageries comme WhatsApp et Telegram. Objectif : faciliter le travail des secours.

En cas d’incident ou de catastrophe naturelle, "la personne seule qui a en charge les réseaux sociaux, dans une commune ou une collectivité, ne peut pas faire face à la vague d'informations, précise Gilles Martin. On trie pour elle les informations factuelles, et on les transmets sous forme d'une carte ou d'un tableau Excel."

Faciliter le travail des secours

Dès les premières alertes, un noyau dur de six membres mobilise les troupes disponibles sur WhatsApp ou un groupe Google dédié.

Des renforts virtuels qui ont fait la preuve de leur efficacité lors des inondations d'octobre 2014, témoigne le Colonel Michel Cherbetian, responsable des opérations au Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) dans le Gard. "Sur les réseaux sociaux, on disait qu'il y avait une tornade dans le secteur d'Alès-Uzès. Utiliser VISOV a permis de stopper la rumeur en 10 minutes."

Nîmes est la deuxième ville de France à s'adjoindre les services de VISOV, après Hyères, dans le Var.