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Société

La ville de Saint-Étienne va installer des micros dans la rue pour assurer la sécurité d'un quartier

vendredi 1 mars 2019 à 17:38 - Mis à jour le vendredi 1 mars 2019 à 19:08 Par Denis Souilla, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

La ville de Saint-Étienne (Loire) va installer progressivement des micros dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot. C’est une première en matière de lutte contre l'insécurité en France. Les capteurs sonores alerteront la police municipale de bruits suspects.

La ville de Saint-Étienne va installer des micros dans la rue pour assurer la sécurité d'un quartier. (illustration)
La ville de Saint-Étienne va installer des micros dans la rue pour assurer la sécurité d'un quartier. (illustration) © Getty

Saint-Étienne, France

La ville de Saint-Étienne (Loire) va installer des micros dans la rue dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot qui compte près de 7000 habitants. Ce système de capteurs sonores va se déclencher "à partir d'un certain niveau sonore", a expliqué Jean-Pierre Berger, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge du développement durable, sur franceinfo

En cas d'anomalie

"Ces capteurs ont l'habitude d'entendre des bruits de klaxon, de voitures, de gens qui passent. En revanche, s'il y a une anomalie comme un bris de glace, un accident de voiture, un coup de feu, tout de suite le capteur va se déclencher", a-t-il précisé. À la moindre "anomalie", une caméra, reliée au capteur, va s'orienter vers le bruit et "envoyer, en direct, sur le poste de contrôle sécurité de la ville, les images aux agents en place". Une manière d'être "plus précis et réactif", selon l'adjoint au maire de Saint-Étienne.

"Le capteur est relié à une caméra qui va s'orienter tout de suite à l'endroit d'où vient le bruit, qui est donné par le capteur, et la caméra va envoyer en direct des images au PC sécurité de la ville, pour que les agents qui sont en place puissent décider si c'est grave ou si c'est pas grave." - Jean-Pierre Berger, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge du développement durable

Jean-Pierre Berger, adjoint au maire de Saint-Etienne, sur franceinfo : comme un bris de glace, un accident de voiture, un coup de feu, le capteur va se déclencher"

À la moindre "anomalie", une caméra, reliée au capteur, va s'orienter vers le bruit et "envoyer, en direct, sur le poste de contrôle sécurité de la ville, les images aux agents en place". Une manière d'être "plus précis et réactif", selon l'adjoint au maire de Saint-Étienne. 300 caméras seront mobilisées pour cette opération test qui pourrait durer un an. 

Cette expérimentation de 300 caméras vise à alerter des accidents, incivilités ou actes de vandalisme et pourrait durer de six mois à un an dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot. Elle est développée par la société stéphanoise Serenicity, spécialisée dans la sécurité informatique et des réseaux (voir schéma ci-dessous).

Est-ce un flicage ?

La ville de Saint-Etienne se défend de tout flicage. Dans Le Progrès, Sébastien Valla, directeur des systèmes d’information et du numérique de la ville de Saint-Étienne, affirme qu'"il ne sera pas possible pour une personne d’écouter en temps réels les sons captés par le micro". Il précise également que "le système ne permet pas d'enregistrer les conversations, ni même de les entendre. Il captera uniquement les alertes".

Dans le journal Aujourd'hui en France, Fabrice Koszyk, dirigeant associé chez Serenicity ajoute que "le dispositif n’est pas Big Brother. (...) D’un point de vue législatif, à partir du moment où on n’enregistre rien et que l’émetteur du son ne peut être identifié, on peut faire ce que l’on veut. Il n’existe aucun cadre juridique. La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a d’ailleurs donné son feu vert pour cette expérimentation."

"Il y a des gens, dans l'espace public, qui disent 'oh la la, on est encore fliqués !" - Jean-Pierre Berger, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge du développement durable

ENTRETIEN FRANCEINFO - Jean-Pierre Berger, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge du développement durable

L'opposition municipale dénonce "une société de la surveillance"

Le 11 février 2019, lors d'un conseil municipal où était évoqué le renouvellement urbain, le groupe Nouvelle Gauche, dans l'opposition municipale a dénoncé "une escalade technologique" laissant "penser au 1984 de George Orwell" dans lequel "l'espace public pourrait devenir, du jour au lendemain, un lieu dans lequel l'anonymat et la confidentialité ne seraient plus garantis".

Pierrick Courbon, lors de son intervention filmée, évoque le danger de l'exploitation des données collectées et les "garanties de préservation des libertés individuelles".

Le système de surveillance de la captation à l'intervention

  - Aucun(e)
- © Serenicity

Source : Serenicity