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"La violence se banalise envers les élus", selon le président de l'association des maires des Bouches-du-Rhône

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Par , France Bleu Provence

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti annonce qu'insulter un maire sera désormais considéré comme un outrage. Des peines de travaux d’intérêt général pourront être prononcées. Le président de l'association des maires dans les Bouches-du-Rhône salue cette décision ce jeudi.

233 élus ont été agressés en France depuis le mois de janvier 2020.
233 élus ont été agressés en France depuis le mois de janvier 2020. © Maxppp - Pierrick DELOBELLE

Entre le mois de janvier et juillet 2020, quelque 233 agressions envers des élus ont été recensées en France, 383 pour toute l'année 2019. Pour stopper la spirale, le gouvernement a organisé une réunion ce mercredi. 

Le ministre de la justice Eric Dupond-Moretti annoncé que les insultes contre les maires seront désormais considérées comme des outrages. Le garde des Sceaux a annoncé une circulaire. Contrairement à l’injure "qui est souvent la qualification retenue" dans ces affaires, celle d’outrage permet la mise en œuvre des TIG (travail d’intérêt général), a rappelé le ministre. Pour Georges Cristiani, le président de l'association des maires des Bouches-du-Rhône et maire de Mimet c'est bon premier pas. 

"Nous sommes tous, les maires, désemparés devant ce qui était considéré comme de simples incivilités lorsqu'il s'agit de meurtre ou de sauvagerie." - Georges Cristiani

Les violences physiques et verbales font partie du quotidien des élus, et il n'y a parfois plus de limite : 

"La violence se banalise, les pulsions sont de plus en plus violentes. La brutalité s'exprime contre les gens, les pompiers et les forces de sécurité et les maires. On n'échappe pas à cette ambiance générale. Mais les maires un peu plus que d'autres parce que nous sommes exposés."

Les violences envers les élus ont un écho particulier dans la région après la mort du maire de Signes, Jean-Mathieu Michel, renversé alors qu'il tentait d'empêcher un fourgon de déverser des gravats. Plus d'un an après son décès, toujours pas de procès à l'horizon. La famille comme les élus dénoncent la lenteur de la justice. 

"J'espère que les magistrats vont être un peu moins indulgents."

Et Georges Cristiani va encore plus loin, il utilise des termes plus forts pour qualifier la mort de son collègue début août 2019 : "Je ne crois pas qu'il a été renversé, c'est une vraie sauvagerie, un vrai assassinat". 

Comment en est-on arrivé là ? Pour Georges Cristiani la réponse est simple : depuis des années les mairies sont selon lui laissées à l'abandon : "Ça fait 30 ans qu'on dévitalise les mairies, qu'à Paris ou Bruxelles on ne nous respecte pas. Comment voulez-vous que les petits délinquants nous respectent ?" Mais le président de l'association des maires des Bouches-du-Rhône se montre optimiste pour la suite et il estime qu'aujourd'hui les maires sont à nouveau "considérés"

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