Société

Landes : 77 logements jugés "indignes" signalés par les associations

Par France Bleu Gascogne, France Bleu Gascogne jeudi 20 avril 2017 à 21:56 Mis à jour le jeudi 20 avril 2017 à 21:58

Dans le département des Landes, le mal logement a deux visages
Dans le département des Landes, le mal logement a deux visages © Maxppp - Jerome FOUQUET

La fondation Abbé Pierre présente ce vendredi son rapport annuel sur le mal logement en Nouvelle-Aquitaine. En France, près de 15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement. Le département des Landes n'est pas épargné.

La fondation Abbé Pierre publie ce vendredi son 22e rapport sur l'état du mal logement en Nouvelle-Aquitaine. Pour la Fondation Abbé-Pierre, avoir un toit est un besoin vital, au même titre que la nourriture, la santé et l’emploi. Elle s'est donc fixé pour objectif d'agir "pour que les plus défavorisés trouvent à se loger dignement et durablement, quels que soient le montant de leurs ressources et leur situation sociale." En France, près de 15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement. Pour certains, cette crise du logement, c'est de ne pas pouvoir payer ses factures d'énergie. Pour d'autres, c'est vivre dans de vieux bâtiments infectés par la moisissure, mal isolés, c'est ce qu'on appelle des logements "indignes". Comme tous les départements, les Landes ne sont pas épargnées par cette crise, le mal logement a deux visages.

Les Landes coupées en deux

Pour la Fondation Abbé Pierre en Nouvelle-Aquitaine, il y a d'un côté les communes du littoral, où l'accès au logement est un parcours du combattant en raison des prix qui ne cessent de grimper. Les familles modestes qui cherchent à s'installer occupent soit un logement insalubre, mal isolé, avec de la moisissure, soit un logement trop petit. Tout cela est problématique puisque toujours d'après la fondation, vivre dans ce genre d'endroit est source de dépression, ou de problème respiratoires pour les plus jeunes.

Et puis, il y a les communes situées dans les terres. Ici les mal logés ce sont souvent des séniors avec de petites retraites. Ils vivent dans des maisons vieillissantes, où l'humidité, les fissures au plafond, les termites, font parties du décors. Ces personnes sont souvent condamnées à y rester car elles n'ont pas les moyens de trouver un autre toit.

D'après les associations, comme l'ADIL et Solhia, 77 logements jugés "indignes" ont été signalés en 2015.

Béatrice, 58 ans, vit depuis 8 ans dans une maison rongée par les termites à Saint Vincent de Paul