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Société

Landes : à Saint-Sever, le permis de conduire en partie financé en échange d'heures au cinéma

jeudi 14 mars 2019 à 16:50 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

Pour aider les jeunes à financer leur permis, si utile voire indispensable, quand on habite en zone rurale, plusieurs communes des Landes ont mis en place le système de bourse. A Saint-Sever, le dispositif existe depuis avril 2016. Retour d'expérience avec le maire Arnaud Tauzin.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Marc OLLIVIER

Saint-Sever, France

Le Conseil Municipal de Saint-Sever désigne ce jeudi soir les huit nouveaux candidats retenus pour la Bourse au Permis de Conduire. Saint-Sever, comme d'autres communes dans les Landes, propose aux jeunes, jusqu'à 25 ans, de financer une partie de leur permis en échange d'heures données à la collectivité. Arnaud Tauzin, le maire revient sur ce dispositif

Ce dispositif existe depuis quand sur la commune de Saint Sever ? 

On l’a mis en place en avril 2016. Ce sont près de 60 jeunes Saint-Severins qui en ont bénéficié depuis trois ans. 

Est-ce que vous pouvez nous rappeler le principe de cette bourse au permis de conduire ? 

L’idée de départ, c’est qu’on s’est aperçu qu’en milieu rural, comme à Saint-Sever, un jeune qui n’a pas de permis de conduire, quelque soient ses diplômes ou ses qualités, ne peut pas trouver de travail. Et donc, on a essayé d’imaginer un dispositif qui puisse permettre d’aider toutes les familles à faciliter l’obtention du permis en traitant en particulier le premier problème qui est le coût élevé. Et donc on a eu l’idée de permettre à ces jeunes, au travers d’un engagement au cinéma soit comme projectionniste soit comme guichetier de pouvoir faire fonctionner le cinéma et en contrepartie d’obtenir une bourse qui est versée aux deux auto écoles de la ville.  La majorité de ces jeunes ont obtenu 300 euros qui correspondent à 30 heures passées au cinéma, à peu près entre 10 et 15 séances. Ce sont des jeunes qui travaillent le soir en semaine ou le week-end sur des périodes de vacances.

Si ces jeunes-là ne donnaient pas de leur temps au cinéma, est ce que le cinéma pourrait fonctionner ? 

Bien sûr, le cinéma est organisé pour fonctionner sans eux, mais on a maintenant trois années de recul, on connaît les contraintes et les conditions d’intégration de ces jeunes. On intègre dans chaque budget le fait qu’une partie du fonctionnement du cinéma sera assuré pa,r à la fois ces jeunes, et de l’encadrement par les professionnels qui sont tout autour. Les jeunes occupent ou le poste de projectionniste pour lequel ils sont formés et dans ce cas-là il n’y a qu’un agent public à côté de lui au lieu de deux normalement et lorsqu’il est au guichet d’accueil il n’y a qu’un agent public là aussi. Donc le jeune est systématiquement encadré par un agent public. Pour autant, là où normalement on a deux agents publics, on n’en a plus qu’un seul lorsqu’on a recours à un jeune. C’est au fond une opération qui s’équilibre financièrement pour nous. Au lieu de financer des agents publics, on finance des jeunes qui sont rémunérés sous la forme d’une bourse.