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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : habitant en région parisienne, ils se sont confinés entre amis à Biscarrosse dans les Landes

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Par , France Bleu Gascogne

Dans les Landes, une bande de copains d'une vingtaine d'années, habitant en région parisienne, sont venus se confiner à Biscarosse, au bord de la mer, dans la maison des grands-parents de l'un d'eux.

La plage de Biscarrosse, près de la maison où la bande d'amis est confinée
La plage de Biscarrosse, près de la maison où la bande d'amis est confinée - Emma Soret

"On a entendu parler du confinement quelques jours avant que ce soit annoncé officiellement," raconte Emma, la vingtaine. Comme de nombreux Parisiens et autres habitants des villes, juste avant l'annonce du confinement, elle a fait ses bagages direction la campagne, ou plus précisément le bord de mer, pour vivre le confinement dans des conditions plus agréables.

"La qualité de vie et la santé de notre entourage"

"J'habite dans un petit appartement avec ma mère, mon petit-frère et ma petite-soeur, explique la jeune femme. Pour moi, c'était impossible de rester confinée pendant une durée indéterminée dans ces conditions, même si je les adore." Bonne nouvelle : sa meilleure amie lui propose de venir se confiner dans la maison de ses grands-parents à Biscarrosse, avec d'autres amis. "J'ai sauté sur l'opportunité ! C'est une chance de pouvoir être confiné avec des amis dans une maison avec un jardin."

Mais ce n'est pas la seule raison de leur déplacement. "Il y a la qualité de vie, certes, mais il y a aussi la santé de notre entourage", précise Dimitri, un autre jeune de la bande. "Certains d'entre nous vivent avec des personnes âgées ou fragiles. On n'avait pas envie de les contaminer. Ici, aucun risque, nous sommes six jeunes en bonne santé."

Pour occuper leurs journées, cette bande de copains ne manque pas d'idées. Si certains sont en télétravail, les autres prennent l'air dans le jardin, jouent aux cartes et aux jeux de société, font du sport, bronzent, font la cuisine et regardent des films. "Pour l'instant, on n'en est pas au point où on a envie de s'entretuer", plaisante Emma. Ils ont même profité d'une soirée pour fêter l'anniversaire de l'un d'eux. 

"Il faut nous comprendre"

Mais ces déplacements des villes vers les campagnes ont parfois été mal perçus et critiqués. Certains accusent les Parisiens d'avoir pris le risque de ramener le Covid-19 dans des zones où les hôpitaux ne sont pas équipés pour recevoir un afflux de malades.

Des critiques que Dimitri entend. "Je comprends ces critiques, parce qu'il y a des régions de France qui sont peu touchées... Et c'est vrai que voir des Parisiens débarquer en masse alors que Paris est l'un des principaux foyers de contamination, ça peut énerver certaines personnes. Et puis bon, on sait que de toute façon, il n'y a pas un amour énorme entre Paris et la province parfois..." 

Malgré cela, il demande à ce que l'on comprenne leur situation : "Moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que quelque part, il faut qu'ils nous comprennent. Il y a des gens en région parisienne qui ont une maison à la campagne et qui n'ont pas envie d'être enfermés dans 20 mètres carré. Il faut que les gens se rendent compte que passer un mois de confinement dans un petit appartement avec sa famille, ça peut être pour certaines personnes un véritable enfer".

De son côté, Emma estime "qu'à partir du moment où quelqu'un a un pied-à-terre ailleurs qu'à Paris, il a tout à fait le droit d'y aller quand il le souhaite". Mais la jeune femme tient à préciser qu'elle et ses amis prennent toutes les précautions : "On est tous responsables et on fait attention. Par exemple, quand j'ai pris le train pour venir ici, j'ai porté un masque et des gants". Avant d'ajouter : "On est censés être tous solidaires, et je trouve que ces critiques vont contre la solidarité..."

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