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Société

Landes : ils laissent le gilet jaune et se rassemblent pour défendre les pompiers et le personnel soignant

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Par , France Bleu Gascogne

Une quinzaine de personnes se sont rassemblées ce samedi dans les Landes, devant la caserne de pompiers de Capbreton, puis devant la gendarmerie et plusieurs maisons de retraites, pour défendre leurs causes.

Ils étaient une quinzaine devant la caserne de pompiers de Capbreton.
Ils étaient une quinzaine devant la caserne de pompiers de Capbreton. © Radio France - Fanette Hourt

Capbreton, France

Une quinzaine de manifestants étaient rassemblés ce samedi à Capbreton, devant la caserne de pompiers, puis devant la gendarmerie et devant deux EHPAD. Ils suivent en effet les mouvements de contestation des pompiers et du personnel soignant, qui réclament plus de moyens financiers et humains. 

"Ils ont des boulots de malade", explique ainsi Marianne. "C'est un credo, c'est comme être bonne sœur ou être médecin. Ils ne font pas ça pour le fric, ils font ça parce que c'est leur vie", assure-t-elle, mais "le problème, c'est qu'il faut qu'ils aient le matériel adéquat, qu'ils aient la paye adéquate et surtout qu'ils aient les gens adéquats."

Marianne parle d'ailleurs d'expérience, puisqu'elle a travaillé dans un EHPAD. "Je me souviens, il y avait une infirmière le dimanche pour tout l'EHPAD... Vous trouvez ça normal ?", demande-t-elle. Tout comme les autres personnes rassemblées, elle réclame donc plus de moyens pour les services de santé.

Des gilets jaunes de la première heure

Marianne se mobilise ainsi contre les injustices sociales depuis plusieurs mois déjà. Elle a remplacé ce samedi son gilet par un tee-shirt et une écharpe jaune. Mais, dès le premier samedi de contestation, en novembre dernier, elle a manifesté avec le mouvement des gilets jaunes. Mais elle l'assure : "On n'est pas obligé de porter un gilet jaune, c'est une mentalité."

C'est d'ailleurs ce qu'explique aussi Chris, une autre gilet jaune de la première heure. Mais elle avoue être confrontée à une réalité de terrain qui n'est pas toujours favorable au mouvement. "Le gouvernement a fait en sorte de nous diaboliser. Et puis on s'est rendu compte aussi que le gilet jaune était devenu une cible", explique-t-elle avec amertume. "Mais nous sommes tous pacifistes, hors de question d'être une cible."

Alors, certains trouvent une parade. Yann, par exemple, porte le gilet jaune sous forme de badge sur son tee-shirt. "C'est vrai qu'il y a des aspects qui font qu'on hésite parfois sur telle ou telle manifestation à le mettre. Mais le gilet jaune, ça a été un moyen de se reconnaître entre nous", décrit-il. Aujourd'hui, l'heure est à "l'unification des luttes", ajoute Yann. "Qu'on soit pompier, aide-soignant, gilet jaune, on veut tous la même chose."

Qu'on soit pompier, aide-soignant, gilet jaune, on veut tous la même chose. — Yann

Mais il reste malgré tout les irréductibles, ceux qui gardent le gilet jaune vissé sur les épaules. "On va m'enterrer avec", assure Jacques en souriant. Hors de question pour lui de l'enlever.  Gilets jaunes ou pas, ils promettent tous en tout cas de continuer à se mobiliser avec les pompiers, les urgentistes, et de manière générale contre toutes les injustices.

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