Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Landes : le mouvement des gilets jaunes aura-t-il des conséquences sur la surveillance des plages ?

samedi 9 mars 2019 à 19:02 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

C'est une question qui se pose chaque année dans les Landes : y aura t-il des CRS sur les plages cet été ? Le député, Lionel Causse a interpellé le ministre de l'Intérieur. Christophe Castaner confirme le maintien du dispositif, mais les effectifs pourraient être adaptés en fonction du contexte.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Johan BEN AZZOUZ

Département Landes, France

Le mouvement des Gilets Jaunes aura t-il aussi des conséquences sur la surveillance des plages landaises cet été ? Une chose est sûre en ce début d'année, le dispositif est maintenu. Dans un communiqué, cette semaine , le député de la 2e circonscription des Landes Lionel Causse, qui préside aussi le groupe d'Etudes Littoral à l'Assemblée Nationale, assure avoir eu la garantie du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Alors, combien de CRS-MNS et quel calendrier ? Pour l'instant, pas de réponse car tout dépendra du contexte sur le reste du territoire français. 

Chaque année, c'est la même question : le dispositif de surveillance des plages par les CRS va t-il être maintenu ? La réponse est oui, mais... reconnaît Lionel Causse : "Le ministre nous a garanti que le dispositif en lui-même serait maintenu pour la saison à venir. Donc, c'est déjà un point positif pour nous. Le deuxième, c'est vrai qu'on est dans un contexte sécuritaire en France un peu particulier, vous savez que les forces de l'ordre sont très très sollicitées, les samedis et les dimanches avec _les rassemblements des gilets jaunes_. Nous allons avoir l'été prochain beaucoup de manifestations, dont en plus le G7 (à Biarritz). C'est pour ces raisons que le ministre dit qu'il y aura peut-être, éventuellement, une baisse de certains effectifs, en fonction du contexte et de ce qu'il va se passer dans les mois à venir. Ce que l'on peut comprendre." 

Le député des Landes insiste sur le maintien du dispositif et assure que tout sera fait pour maintenir les effectifs de l'an denier : "On sait qu'il y aura des CRS sur nos plages, que cette volonté est maintenue, et c'est déjà unsignal très fort et très important. Si les forces de l'ordre sont très sollicitées, et comme il y a des problèmes d'effectifs, _c'est évident qu'il y aura peut-être des baisses_. Maintenant, on va faire en sorte que les effectifs soient à 100% présents sur nos plages pour cette année. La discussion avec le ministre va continuer. Sa volonté est d'être le plus près possible des effectifs de l'an passé. C'est notre objectif aujourd'hui."

De 98 CRS en 2009 à 58 en 2018

L'an dernier, 58 CRS avaient passé la saison sur les plages landaises. Un chiffre qui a baissé en dix ans,  en 2009 ils étaient 98 répartis sur les différents postes de secours des plages landaises, six ans plus tard, en 2015, ils n'étaient plus que 91 et puis en 2016, année de la coupe d'Europe de foot en France, les CRS n'étaient plus que 58. 

De son côté, le président du Syndicat de gestion des baignades landaises et maire de Messanges veut croire et espère le maintien des effectifs. Hervé Bouyrie se dit "rassuré parce que nous sommes sûrs d'avoir la présence de CRS, mais nous ne sommes pas sûrs du nombre et nous n'avons la confirmation des dates exactes d'arrivée et de départ. Tant que le préfet ne sous aura pas donné un avis, nous serons dans le doute".

Un civil et demi pour remplacer un CRS

Pour compenser une éventuelle baisse des effectifs de CRS, les communes du littoral landais devront recruter des maîtres-nageurs civils, surtout des chefs de poste et des adjoints. "J'espère que le préfet nous donnera des bonnes nouvelles" rajoute Hervé Bouyrie qui a "bon espoir, mais on ne sait jamais. C'est vrai que le G7 peut perturber le processus et on pourrait avoir un départ anticipé. Si ça arrive le 15 août, période de fréquentation la plus importante, ça peut poser de très gros problèmes. Mais, de toutes façons, gilets jaunes ou pas, G7 ou pas, nos touristes seront sur la côte, donc _il faudra assumer les missions régaliennes de police et les missions de sauvetage_".

Selon le calcul du Syndicat de gestion des baignades landaises, remplacer aujourd'hui les 58 CRS par des civils "aurait _une incidence de 800.000 euros pour l'ensemble des collectivités landaises_. Ce qui n'est pas neutre, c'est même énorme" poursuit Hervé Bouyrie. 

Les effectifs de CRS-MNS sur les plages des Landes devraient être connus au plus tard dans deux mois.