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Landes : les bâtiments de la place des Landais à Hossegor visés par un arrêté de péril imminent

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Par , France Bleu Gascogne

C'est un lieu emblématique de la côte landaise. Un arrêté de péril imminent vise la place et la rue des Landais à Hossegor. Dans les faits, les commerces et les logements en location sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Une quarantaine de propriétaires sont concernés.

Capture d'écran Google Street View
Capture d'écran Google Street View

L'arrêté date de vendredi soir. Une décision de la commune en raison de la dangerosité de certaines structures porteuses. Sur cette place, la plupart des bâtiments datent des années 1930, bâtis en béton, pas forcément de bonne qualité, et soumis aux intempéries. Ce sont leurs structures qui aujourd'hui représentent un danger selon la mairie. 

Le maire d'Hossegor, Xavier Gaudio, a décidé de passer à l'étape supérieure après dit-il une première alerte en 2018. Des travaux dans un restaurant avaient fait apparaître des problèmes de structure, laissant penser que les autres bâtiments de la place seraient dans le même cas. Durant deux ans, des rencontres ont été organisées avec les exploitants puis les propriétaires, en 2019, pour demander des études et des travaux de confortement. Les choses se sont précipitées le mois dernier, le 15 avril, quand des éléments béton d'une pergola sont tombés sur le domaine public, rapporte la mairie.

À ce moment là, "nous n'avions pas reçu de tous les propriétaires les éléments demandés, nous avons saisi le tribunal administratif en lui demandant de nommer un expert indépendant", raconte Xavier Gaudio. Lequel expert s'est rendu sur la place et a conclu qu'"un certain nombre de bâtiments avaient des structures fragilisées".

Xavier Gaudio refuse de parler de coup de pression aux propriétaires : "C'est un problème de sécurité des personnes qui fréquentent la place et ses établissements." Pour lui, "nul ne peut prétendre ne pas être au courant des problèmes potentiels de structure sur ce secteur"

Conséquences désastreuses en terme d'image

Pourtant, vendredi soir, une gérante d'un fast-food, prévenue à 19h30 par son propriétaire, a été surprise d'apprendre l'existence de l'arrêté. Comme depuis le début du mois, elle devait ouvrir ce samedi et ce dimanche en faisant de la vente à emporter. Une pancarte avec l'arrêté de péril imminent, placardée sur son établissement, l'interdit, et "personne ne répond à la mairie ce week-end". Elle attend donc lundi, mais c'est le flou total résume t-elle avec le sentiment d'avoir été mise devant le fait accompli. Même état d'esprit pour des propriétaires que nous avons contacté. L'une regrette que tous les bâtiments soient mis dans le même sac et s'interroge pourquoi le reste du front de mer n'est pas concerné ? Un autre explique avoir déjà fourni les documents à l'expert et attend le début de la semaine pour y voir plus clair mais parle déjà des conséquences désastreuses de cet arrêté en terme d'image : "On a l'impression d'une place pourrie où tout va s'écrouler."

La preuve des travaux et des études pour rouvrir

Xavier Gaudio tente de rassurer. Si les documents fournis à l'expert prouvent que des travaux ont été faits, que des études ont été menées, celui-ci pourra recommander très rapidement la réouverture totale ou partielle des établissements et des logements saisonniers. Bâtiment par bâtiment.

L'élu insiste sur le fait qu'il s'est passé deux ans, "le temps de faire les études pour s'assurer le l'état du bâtiment et ensuite faire les travaux". Il reconnaît d'ailleurs que beaucoup ont été faits et "ils (ndlr : les propriétaires) n'ont plus qu'à soumettre à l'expert la preuve de ces travaux et ils pourront travailler cet été, dès que la réglementation sanitaire Covid le leur permettra. J'espère le plus tôt possible"

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