Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Landes : pas de réouverture avant le 4 mai... au mieux de quelques déchetteries

-
Par , France Bleu Gascogne

Les déchetteries rouvrent progressivement aux particuliers. Ce jeudi au Pays Basque, la veille déjà par endroits et la semaine prochaine en Béarn. Dans les Landes pour l'instant rien n'est envisagé avant le 4 mai... au mieux. Pourquoi ce décalage ?

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Catherine AULAZ

Les déchetteries sont fermées depuis maintenant plus d'un mois dans les Landes. Pour l'heure, aucune n'a encore rouvert alors que c'est le cas chez nos voisins des Pyrénées-Atlantiques. Au Pays Basque et en Béarn, elles rouvrent, au moins partiellement. 

Mais, dans les Landes ce n'est pas d'actualité. En tout cas, pas avant au mieux le lundi 4 mai... et seulement à certains endroits, comme en Haute Lande. Qu'est-ce qui explique cette différence ? Il existe plusieurs raisons. 

Les équipements de protection 

Dans les Landes, les syndicats de gestion des déchets ont des masques pour les agents chargés des collectes d'ordures ménagères. En revanche, ça coince pour équiper les agents qui seront postés en déchetterie. Ces équipements sont un prérequis non négociable, pour les présidents et directeurs que France Bleu Gascogne a pu joindre. 

C'est le cas par exemple de Thomas Vachey, directeur du Sitcom Côte Sud des Landes, basé à Saint-Geours-de-Maremne, où certaines des 22 déchetteries du territoire voient passer plus de 600 personnes par jour. Il explique avoir commandé 1.400 masques en tissu auprès de deux entreprises, dont une landaise. Livraison toujours attendue. Elle prévue normalement fin avril. C'est pour cette raison qu'il n'avance pas de date anticipée d'ouverture. Si les masques arrivent à l'heure, alors les déchetteries ouvriront entièrement, comme avant le confinement dès le 11 mai. 

Ce manque d'équipements de protection, il est aussi exprimé par la présidente du Sietom Chalosse, Odile Lafitte. Egalement, conseillère départementale, elle parle de "système débrouille pour trouver des équipements".

Vider les déchetteries

Quand le confinement a été annoncé, le pays s'est presque arrêté d'un coup ce 17 mars. Même chose pour les déchetteries, qui sont restées en l'état. Des bennes remplies, n'ont pas été vidées par les entreprises chargées de l'évacuation des déchets dans des usines de valorisation. 

Ainsi, le président du Syndicat d'Elimination des Déchets de la Haute Lande, Jean-Claude Deyres, parle de 1.500 à 2.000 m3 de déchets verts à évacuer avant de pouvoir rouvrir. La société chargée de s'en occuper vient de reprendre son activité, "il nous faut pratiquement une huitaine de jours pour vider l'ensemble des déchetteries en déchets verts", explique Jean-Claude Deyres, qui espère une réouverture partielle le 4 mai, mais uniquement pour les déchets verts. Il faudra attendre une semaine de plus, soit le 11 mai, pour les autres types de déchets. 

Ce problème de débouchés de ce qui est amené en déchetterie, le Sietom Chalosse y est aussi confronté. Sa présidente prend l'exemple d'un éco-organisme avec lequel le syndicat travaille : "Eco-Mobilier n'a toujours pas vidé les bennes que nous avons pleines, la ferraille c'est très difficile aussi." Ce qui fait dire à Odile Lafitte que les ouvertures de déchetteries, quand elles auront lieu, seront en "fonctionnement dégradé, on ouvrira que sur certains déchets et les déchetteries ne seront pas ouvertes au même endroit plusieurs jours en suivant. Cela ne va sûrement pas être possible".

Un besoin accru d'agents

Elle ne s'avance sur aucune date, mais Odile Lafitte voudrait rouvrir les 13 déchetteries du Sietom le plus tôt possible. Sauf que ce n'est pas aussi simple. Même après le 11 mai, les mesures barrières seront toujours à respecter. 

C'est toute une logistique d'accueil qu'il va falloir revoir et notamment en terme de personnel : "Il va falloir gérer l'affluence des gens, donc ça sera je pense, sur rendez-vous. Il faudra que les gens respectent les consignes d'éloignement : une ou deux personnes sur les quais en même temps. Il me faut donc un agent en haut des quais, un autre à l'entrée et un renfort pour faire patienter les gens dans les voitures, vérifier avec l'attestation qu'ils habitent bien le territoire et contrôler les déchets qu'ils amènent." 

Aujourd'hui, du personnel a basculé et renforce les tournées, sur des collectes spécialement mises en place depuis le début du confinement, parfois pour remplacer des collègues. "Des élus du Sietom se sont portés volontaires pour renforcer l'accueil des gens. Un geste de solidarité. On va sûrement en avoir besoin".

En Haute Lande, le Syndicat d'Elimination des Déchets s'est organisé en prévision de la réouverture partielle du 4 mai avec des plages horaires très élargies du lundi au jeudi 7 mai (9h-12h et 13h-17h30). Le nombre d'usagers limité à deux ou trois, en fonction de la taille de la déchetterie, "on fera la queue, comme on fait la queue au supermarché, nous aurons des agents à l'entrée pour filtrer et demander aux gens de ne pas rester faire la causette", explique Jean-Claude Deyres. 

Le Sictom du Marsan et le Grand Dax ne prévoient pas d'ouverture anticipée de leurs déchetteries avant le  11 mai. Le Sivom du Pays de Born consulte élus et représentants du personnel ce jeudi. 

Et les professionnels ? 

Toutes les déchetteries landaises n'accueillent pas les entreprises. Le Centre Landais de Tri des Déchets Industriels, à Saint-Avit, est resté ouvert. Mais les déchetteries publiques, comme le Sietom Chalosse ou le Sitcom, où les professionnels peuvent se rendre, expliquent être attentives aux demandes. "Il faut qu'on mette en place des critères de priorités" explique Odile Lafitte, "on sait que les déchets verts posent un problème, mais ce sont les professionnels avant tout qu'il faut dépanner, parce qu'ils essaient de reprendre leur activité". C'est aussi une piste sur laquelle travaille le Sitcom de la Côte Sud, qui pourrait rouvrir ses déchetteries avant le 11 mai aux professionnels... sous réserve d'avoir reçu les masques commandés. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess