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Dossier : Coronavirus Covid-19

Landes : pourquoi ne piste t-on plus le coronavirus dans les eaux usées de certaines stations d'épuration ?

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Par , France Bleu Gascogne

Le laboratoire départemental des Landes est équipé pour détecter la présence du coronavirus dans les eaux usées. Il a analysé, l'été dernier, près de 60 prélèvements issus de cinq stations d'épuration du département. Mais depuis fin novembre, il n'y a plus d'échantillons à tester. On vous explique.

Image d'illustration - station d'épuration
Image d'illustration - station d'épuration © Radio France - William Gay Costa

Marseille, Orléans, Versailles, Denain : de plus en plus de villes en France font analyser les eaux usées de leurs stations d’épuration pour pouvoir suivre, en temps réel, la présence et la concentration du coronavirus. Des molécules d’ARN du Covid 19 sont en effet présentes dans les selles des individus, qu’ils soient symptomatiques ou asymptomatiques. Cette méthode permet donc d’avoir une avance de plusieurs jours sur les tests PCR ou antigéniques et d’anticiper ainsi un éventuel rebond de l’épidémie, un afflux de malades à l’hôpital. Cette méthode a déjà été utilisée l'été dernier dans les Landes.

La détection du coronavirus dans les eaux usées de certaines stations d'épuration a déjà été réalisée l'été dernier dans les Landes

Le laboratoire départemental, basé à Mont-de-Marsan a recherché, essentiellement entre mi-juillet et mi septembre 2020, la présence du coronavirus dans les échantillons d’eaux usées de cinq stations d’épuration à Biscarrosse, Capbreton, Soustons, Dax et Saint-Paul-les-Dax. Il s’agissait d’évaluer la circulation de la Covid 19 en période de forte affluence touristique et de présence des curistes. 

Les biologistes ont détecté la présence du virus dans seulement 9 échantillons sur 57,soit 16% des prélèvements, et la charge virale était trop faible pour être quantifiée. Vu ces résultats, l’expérience n’a pas été prolongée par le Sydec : l’organisme public a fait réaliser les deux tiers des prélèvements landais, ce qui a représenté une dépense de près de 10 000€, subventionnée à hauteur de 50% par l'Agence de l'eau Adour-Garonne. Mais ce subventionnement a cessé à la fin de l'été. 

Benoit Auguin, directeur technique de l'eau et de l'assainissement au Sydec, nous explique pourquoi avoir arrêté la détection du coronavirus dans les eaux usées de certaines stations d'épuration landaises

Le sydec a diligenté l'analyse de 36 prélèvements d'eaux usées sur les stations d'épuration de Capbreton et de Saint-Paul-les-Dax. "Au départ, l'idée c'était de pouvoir mesurer l'impact éventuel de l'afflux touristique sur les stations de la côte et de voir également l'activité du thermalisme sur Saint-Paul-les-Dax, voir s'il y avait une influence sur la circulation de la Covid dans les eaux usées" rappelle Benoit Auguin. Le directeur de l'eau et de l'assainissement au Sydec poursuit : "sur presque 40 prélèvements réalisés, 85% n'avaient pas de trace de virus à cette époque là et seulement 15% révélaient une trace du virus mais à des quantités tellement faibles qu'elles n'étaient pas quantifiables". 

L'analyse coûte 220€ par échantillon

L'analyse d'un prélèvement des eaux usées d'une station d'épuration coûte 220€ par prélèvement. Il faut aussi déployer une logistique particulière pour effectuer les prélèvements à l'entrée et à la sortie des stations d'épuration. La très faible présence du coronavirus dans les eaux usées des stations d'épuration testées, ramenée au coût des analyses et à la logistique nécessaire pour effectuer les prélèvements, a conduit à l'arrêt de cette surveillance épidémiologique estivale supplémentaire. 

Depuis fin novembre dernier, le laboratoire départemental des Landes n'a pas réalisé d'analyse de détection du coronavirus dans des prélèvements d'eaux usées en provenance de stations d'épuration du département.

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