Société

Landes : un boulanger condamné pour avoir ouvert 7 jours sur 7

France Bleu Gascogne lundi 16 mars 2015 à 8:20

Eric Philot a été condamné à 200 euros d'amende pour avoir ouvert sa boulangerie sept jours sur sept.
Eric Philot a été condamné à 200 euros d'amende pour avoir ouvert sa boulangerie sept jours sur sept. © Radio France - Erwan Pastol

Au moins cinq artisans landais ont déjà été condamnés à des amendes pour avoir bravé l'arrêté du 25 mars 1999. Le texte impose un jour de fermeture hebdomadaire. Il est contesté depuis la médiatisation du cas du boulanger de Saint-Paul-lès-Dax, Stéphane Cazenave.

France Bleu Gascogne a rencontré Eric Philot. Il emploie 8 salariés dans sa boulangerie de Mont de Marsan. A l'hiver 2013, il subit un premier contrôle de la Direccte, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. "Au deuxième contrôle, une procédure a été engagée avec dépôt de plainte, convocation au commissariat. J'ai été été condamné à une amende de 200 euros " nous révèle le boulanger. 

Une trentaine de boulangeries landaises braveraient l'arrêté préfectoral

Eric Philot croit qu'il a été dénoncé par sa propre fédération : "la fédération des boulangers a donné une liste d'adresses et nous avons tous été contrôlés le même jour." Quatre autres artisans ont effectivement subi des contrôles suivis d'une condamnation, trois boulangeries de Mont de Marsan, une autre de Moliets. Les amendes s'échelonnent de 200 à 400 euros. La fédération des boulangers réfute toute dénonciation : "En revanche il est vrai que nous effectuons régulièrement des signalements de cuiseurs comme la Mie Câline qui ouvrent illégalement sept jours sur sept" nous précise-t-on.

Eric Philot accuse la fédération des boulangers de l'avoir dénoncé.

Eric Philot continue d'ouvrir son magasin sept jours sur sept : "Nous avons acheté cette boulangerie il y a deux ans. Elle ouvrait non-stop depuis 23 ans. Je ne vois pas pourquoi cela ne continuerait pas. Si j'étais obligé de fermer un jour par semaine, je perdrais 85.000 euros de chiffre d'affaires sur une année, je serais contraint de licencier."