Société

A Laval, un centre de réparation de pare-brise débordé après l'interdiction des vitres teintées

Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne dimanche 22 janvier 2017 à 8:00

Pour Philippe Costy, cette nouvelle loi a un plus : elle apporte beaucoup de clients qui veulent enlever leurs vitres teintées.
Pour Philippe Costy, cette nouvelle loi a un plus : elle apporte beaucoup de clients qui veulent enlever leurs vitres teintées. © Radio France - Fabien Burgaud

Verbalisables depuis le 1er janvier, les vitres teintées à plus de 30% ne sont plus autorisées sur les véhicules. Conséquence près de Laval, le France Pare Brise de Philippe Costy est débordé. Sur les routes, les gendarmes continuent les contrôles.

Une loi qui rapporte beaucoup. Depuis le 1er janvier, les vitres teintées à plus de 30% (pare-brise et vitres latérales avant) ne sont plus autorisées. Et en cas de contrôle, vous risquez 90 euros d'amende et 3 points de permis retirés. Conséquence : les centres de réparation de pare-brise voient affluer les clients pour remplacer ou enlever les vitres teintées. "Le décret était paru en avril dernier, et jusqu'à décembre 2016 il y avait une tolérance pour procéder aux remplacements, on prévenait nos clients, explique Philippe Costy, gérant du France Pare Brise de Saint-Berthevin. Mais là depuis mi-décembre, j'ai énormément de demandes. Je démonte 7-8 voitures par jour, alors qu'il y six mois c'était pas le cas. Sauf pour les conducteurs les plus prévoyants", sourit-il. Son carnet de commandes est même plein jusqu'à mi-février !

Sur les routes, les gendarmes veillent. Ils contrôlent à l’œil nu, grâce notamment à quelques indices. "Il faut que l'on puisse voir le conducteur, ou encore le numéro de série de la vitre avant-gauche. Sinon, ça veut dire que la vitre n'a pas les 70% de transparence minimum, et là on verbalise", détaille le lieutenant Mickaël Bonsens, qui dirige le peloton motorisé de Laval. Mais pour lui, la nouvelle loi n'est pas là pour embêter les automobilistes, encore moins remplir les caisses. "C'est avant tout une question de sécurité routière. Pour le conducteur, une vitre teintée quand il y a du brouillard c'est très dangereux. Ensuite ça sert aux piétons, par exemple, pour qu'ils voient si le conducteur les a bien vu s'engager sur un passage piéton. Dans cette période agitée, ça nous permet de travailler correctement et détecter les comportements dangereux, et au besoin, de visualiser le conducteur", conclut-il. Et non pas seulement pour vérifier le port de la ceinture ou si le conducteur téléphone. En France, il y a environ 2 millions de voitures aux vitres teintées selon une association des professionnels du secteur. Un chiffre qui devrait logiquement baisser dans les prochains mois.