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Société

Laval : un prêtre bénit les tombes le 1er novembre à la demande des fidèles

mercredi 1 novembre 2017 à 17:37 Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne

Depuis trois ans le 1er novembre, un prêtre vient bénir les tombes au cimetière Vaufleury de Laval. Un moment unique et symbolique pour les croyants qui en font la demande.

Une dizaine de croyants a suivi le prêtre tout l'après-midi au cimetière Vaufleury de Laval.
Une dizaine de croyants a suivi le prêtre tout l'après-midi au cimetière Vaufleury de Laval. © Radio France - Fabien Burgaud

Laval, France

Soutane sur le dos, Pierre-Antoine Belley, le curé de la paroisse St-Pierre St-Vénérand de Laval, déambule dans les allées. Il s'arrête à côté d'une famille arménienne. Un enfant est là, il a perdu son père il y a un an. "C'est bien que tu sois venu, félicite le prêtre. On va prier pour ton papa d'accord ?". Les croyants le suivent. "Merci beaucoup", lancent émus, les proches du défunt après la bénédiction.

"Si l'Eglise n'est pas présente là, c'est un manque pour les gens"

Des prières comme ça, le prêtre en fera une vingtaine tout l'après-midi au cimetière Valfleury de Laval. Il va bénir un père, une grand-mère ou une sœur qu'il ne connaît pas. Mais pour les croyants qui lui font la demande, le moment est unique. "Bénir, c'est un peu apaiser les souffrances", explique un retraité. "'C'était fort, très fort", souffle Elisabeth, les larmes aux yeux devant la tombe d'une amie. "Avec lui, on se sent proche des gens qui sont partis dans l'au-delà", conclut Xavier.

Le prêtre s'est d'abord adressé aux croyants avant de bénir les tombes.  - Radio France
Le prêtre s'est d'abord adressé aux croyants avant de bénir les tombes. © Radio France - Fabien Burgaud

Le cimetière est un "lieu de vie", sourit le prêtre, heureux de voir tant de monde un 1er-novembre. Être là, le jour de la fête des saints, ça a du sens selon lui. "C'est un usage assez ancien. Pour nous c'est l'occasion d'une vraie rencontre avec les gens. Et si l'Eglise n'est pas présente dans ce moment très particulier qu'est la mort, c'est un manque pour les gens", confie Pierre-Antoine Belley.

"Ce qui me marque, c'est que devant la mort, on est tous à égalité. Et que parmi les personnes qui sont là, y'a aussi des personnes seules qui ont rarement des visites. Le simple fait de s'approcher d'eux et de leur demander si l'on peut prier avec eux, elles sont heureuses ! La bénédiction de l'Eglise est respectueuses et n'oblige à rien, mais ce petit geste magnifique est quelque chose de fort. On a besoin de rites, de signes" , termine le prêtre. Des traditions qui plaisent aux croyants, émus après la passage du curé. Certains n'hésitent pas à refaire bénir les tombes de leur proches, année après année.