Société

Il lave les tombes pour la Toussaint

Par Léo Tescher, France Bleu Orléans lundi 31 octobre 2016 à 14:52

Frotter, brosser, gratter, puis fleurir... Alexandre Thibaudeau s'est lancé dans la culture du souvenir.
Frotter, brosser, gratter, puis fleurir... Alexandre Thibaudeau s'est lancé dans la culture du souvenir. © Radio France - Léo Tescher

Cela fait un peu moins d'un an qu'Alexandre Thibaudeau a lancé "Culture du souvenir". Spécialisée dans l'entretien et le fleurissement des sépultures, cette petite entreprise ne connaît pas la crise pendant la Toussaint.

Depuis un peu moins d'un an, Alexandre Thibaudeau fait le tour des cimetières orléanais pour entretenir les sépultures. Équipé simplement d'une table de camping, d'un chariot à roulettes , de quelques brosses et de l'incontournable savon noir, il frotte les tombes avant de les refleurir. Un service bien utile pour les personnes âgées ou les familles éloignées des cimetières où reposent leurs proches. "Culture du souvenir" est née d'une peine. « Comme tout le monde, un jour ma famille a connu un décès, explique Alexandre. On s'est alors demandé qui allait entretenir la tombe. On a donc cherché une entreprise qui proposait ce service, mais ça n'existait pas dans la région ! Et comme depuis un certain temps, je voulais m'essayer à la location de fleurs dans les cimetières, l'idée a fait son chemin ».

Ce jeune cercottois (29 ans), quitte donc la grande distribution et retourne à ses premiers amours, l'horticulture tout en proposant d'entretenir les sépultures. Nous l'avons suivi lors d'un de ces passage au cimetière d'Orléans :

Reportage avec le laveur de tombes

70% du chiffre d'affaires pendant la Toussaint

L'entreprise a eu du mal à se lancer. Alexandre s'est même demandé s'il n'allait pas devoir abandonner son projet. Mais la Toussaint a relancé l'aventure, cette période représente 70% de son chiffre d'affaires et il a déjà une centaine de clients à une trentaine de kilomètres à la ronde d'Orléans. Ils paient entre 40 et 119 euros la prestation. Tant mieux pour lui qui ne changerait de métier « pour rien au monde ». « Je travaille en extérieur, je n'ai pas de comptes à rendre à un patron, et je sens que je rend service aux gens » explique-t-il. Alexandre a même déjà prévu d'élargir son domaine de compétences. Courant 2017, il suivra une formation de maître de cérémonie funéraire et de porteur de cercueil.

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