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Le 8 mai 1945, Bernard a vu revenir l'un des premiers trains de déportés

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Par , France Bleu Maine

Bernard Havard de souvient de chaque détail de ce 8 mai 1945. Cet habitant de Coulaines avait 14 ans. Il a vu arriver le premier train de rescapés des camps de la mort en gare du Mans.

Le camp de concentration de Auschwitz
Le camp de concentration de Auschwitz © Maxppp

C'est un souvenir encore très douloureux . Le 8 mai 1945, Bernard Havard a 14 ans . Cet habitant de Coulaines attend le discours à la radio du Général De Gaulle, dans un bar-tabac du Mans quand il entend parler du premier train de rescapés des camps de la mort qui arrive en gare du Mans . Il se précipite et il découvre l'horreur.

"Il y a des gens en pyjamas bleus, on ne voit que leurs yeux tellement ils sont maigres" témoigne un couple de Sarthois.

"J'ai regardé et j'ai vu à l'intérieur des voitures les déportés qui étaient allongés et qui recevaient des médicaments et qui étaient alimentés par des personnes de la Croix-Rouge. J'ai compris immédiatement que c'était terrible cette déportation" . Bernard décide alors de rentrer directement à la maison, à Pontlieue. Avenue Jean-Jaurès, il croise un camion de prisonniers allemands. "Et je me suis dit, Ah la la ! Espèces de sales Boches ! Tellement j'étais troublé parce que je venais de voir".

"C'est le jour où j'ai compris que mon père ne reviendrait pas"

"De voir ces gens décharnés, ça a vraiment été terrible. On ne voyait que les yeux, malades." Et c'est un choc immense pour Bernard. Parce que s'il s'est précipité à la gare, c'est parce que son père avait lui-même été déporté, il pensait qu'il serait peut-être à bord de ce convois. "Le 8 mai 1945, c'est la victoire des Alliés, des combattants de la Résistance dont faisait partie mon père. Mais c'est aussi le jour où j'ai compris qu'il ne reviendrait pas".

 

 

Le 8 mai 1945, c'est le jour de la victoire, mais aussi celui où Bernard a compris la mort de son père

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