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Société

Le Bouscat accueille cinq familles de réfugiés de Calais

mercredi 24 février 2016 à 6:00 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

Le Bouscat dans l'agglomération de Bordeaux est la première commune de Gironde à accepter d'accueillir des migrants venus de la jungle de Calais, sous conditions.

La résidence Galliéni au Bouscat
La résidence Galliéni au Bouscat © Radio France - Stéphanie Brossard

C'est la première municipalité de Gironde à s'engager pour l'accueil de migrants venus de la jungle de Calais qui doit être démantelée. Le Bouscat a dit oui à la préfecture pour recevoir cinq familles dans des logements vacants de la résidence Galliéni vouée à la démolition dans les deux années à venir. Les trois premières familles sont arrivées dans la nuit de mardi à mercredi.

Une première tentative avant une évaluation au Bouscat 

Patrick Bobet le maire de Bouscat, sollicité comme d'autres collègues en Gironde, a posé deux conditions. Il a demandé que ce soit des familles et non des célibataires et qu'Emmaüs gère leur quotidien, notamment pour les demandes d'asile, que la commune ne s'engage à rien d'autres. Les cinq familles prendront possession de leurs appartements pour une durée de deux mois. Il a informé les habitants de la résidence Galliéni de son intention par courrier, avant de convoquer une réunion d'information pour répondre aux interrogations et aux craintes éventuelles. Une démarche évidente selon lui. Question d'humanité et de solidarité.

Aucun être humain ne peut accepter les conditions dans lesquelles vivent ces réfugiés à Calais. On a tous vu des reportages. Il faut être solidaire par rapport à la population de Calais qui a du mal à supporter tout ça, et par rapport aux élus du secteur aussi

— Patrick Bobet

Patrick Bobet le maire du Bouscat "de l'humanité et de la solidarité"

Les résidents du bâtiment concerné, en bord de voie ferrée, à la limite de Bruges, dans leur majorité, n'y verraient pas d'inconvénients. Pour Lucienne, 86 ans, "il faut bien leur donner un toit. Et s'ils ont besoin de pain, on les aidera".

Reportage dans la résidence Galliéni au Bouscat

800 réfugiés dans les deux ans en Gironde ?

Parmi les 24 000 réfugiés qui doivent être accueillis en France (selon l'annonce faite par François Hollande en septembre dernier), 800 doivent l'être en Gironde d'ici à septembre 2017. Mais pour l'instant, ça bloque. St Magne dans le Val de l'Eyre, a dit non le mois dernier et la préfecture a pris acte. Quant à Carcans, la commune du Médoc pourrait finalement recevoir rapidement des demandeurs d'asile, syriens ou irakiens arrivés directement via les camps en Grèce ou Turquie et pris en charge par les autorités européennes.

La préfecture de la Gironde continue de lister de potentiels lieux d'accueil mais ne veut rien imposer aux communes. Elle entend par ailleurs créer 500 places supplémentaires en CADA (centre d'accueil des demandeurs d'asile) pour doubler sa capacité actuelle.