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Le centre hospitalier de la Haute-Saône inaugure la "salle Mélanie" pour les enfants victimes de violences

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Une nouvelle unité médico-judiciaire pédiatrique d'aide aux victimes a été inaugurée au groupe hospitalier de la Haute-Saône, à Vesoul, vendredi 16 juillet. Baptisée "salle Mélanie", cet espace dédié aux mineurs victimes de violences physiques et sexuelles est actif depuis fin 2019.

La salle d'audition Mélanie a été inaugurée vendredi 16 juillet au groupe hospitalier de la Haute-Saône. La salle d'audition Mélanie a été inaugurée vendredi 16 juillet au groupe hospitalier de la Haute-Saône.
La salle d'audition Mélanie a été inaugurée vendredi 16 juillet au groupe hospitalier de la Haute-Saône. © Radio France - Rachel Saadoddine

La "salle Mélanie", c'est un espace dédié à la prise en charge des enfants, mineurs, victimes de violences physique et/ou sexuelles. Une pièce accueillante, lumineuse, avec des canapés et des jouets, pour permettre aux enquêteurs, membres de la police ou de la gendarmerie, de recueillir le témoignage des victimes dans un environnement rassurant. Ouvert fin 2019, l'unité médico-judiciaire pédiatrique d'aide aux victimes du groupement hospitalier de la Haute-Saône a été inaugurée vendredi 16 juillet 2021. 

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En 2020, l'unité a reçu trente enfants et répond "malheureusement à un réel besoin", selon le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic. C'est lui qui est à l'origine de ce projet articulant la justice et le soin. Car un médecin et trois psychologues sont également présents pour accompagner les enfants. De même qu'une juriste et une assistante sociale. 

Des puzzles, des poupons, des feuilles pour dessiner et aider les enfants à témoigner quand les mots manquent

"L'idée c'était vraiment de tout regrouper au même endroit et de permettre aux enfants de ne pas devoir aller au commissariat ou à la gendarmerie qui sont des endroits intimidants", selon Adeline Moine, psychologue spécialisée en pédiatrie. Dans la "salle Mélanie", les enfants ont accès à des jeux pour s'occuper avant et après leur rencontre avec l'enquêteur. Mais aussi à des poupons, des puzzles et des feuilles et feutres, pour dessiner ce qu'ils n'arrivent parfois pas à exprimer. 

Prochaine étape : des unités mobiles pour se déplacer sur les lieux des agressions 

"On cherche à comprendre leur rapport au sexe, s'ils savent où se situent leurs parties génitales, s'ils comprennent, pour qu'à terme, ils désignent où ils ont été agressés", explique Adeline Moine. La salle est dotée d'une vitre sans tain pour permettre aux médecins et psychologues de suivre les auditions. Et une caméra est installée pour enregistrer les témoignages. Ainsi, les enfants ne sont pas obligés de s'exprimer plusieurs fois. Notamment, devant la cour d'assises. 

Les auditions dans la "salle Mélanie" sont filmées pour être ensuite utilisées devant la cour d'assises. © Radio France - Rachel Saadoddine

La "salle Mélanie" a été co-financée par le Rotary Club Val-de-Saône, la ville de Vesoul, l'association Enfants et Sourires et la Fédération La Voix de l'Enfant. Le prochain projet médico-judiciaire, c'est de mettre en place des unités mobiles pour intervenir directement sur les lieux des agressions, comme dans les écoles par exemple.

Le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic et la préfète de Haute-Saône, Fabienne Balussou, dans la "salle Mélanie". © Radio France - Rachel Saadoddine
. © Radio France - Radio France

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